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LA PARACHAH (Parole de la semaine) : « CHOPHÉTIYM » (Juges)

August 22, 2017

Shabbat 26 août 2017 Commentaire de 2008

 

Lectures :
 
Parachah : Dévariym /Deutéronome 16 :18 à 21 :9
Haftarah : YéshaYahou/Isaïe 51 :12 à 52 :12
Bérith Hadachah : MatthiythYahou/Matthieu 5 :1-16
 

Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.

 

Résumé de la Parachah : 
 
Notre lecture de la semaine porte le nom d’un des livres du Tanakh, le livre des Juges ou Chophétiym. Cette simple remarque nous permet de mesurer l’importance de la principale mitsvah (commandement) que cette portion de la Torah nous donne à suivre ce Shabbat : « tu t’établiras des juges et des magistrats… ». 
 

Outre l’obligation de « juger avec justice », le peuple, libéré d’Egypte et enfin établi sur le territoire promis à Avraham, doit veiller à se préserver de toute forme d’idolâtrie. Suivent des recommandations d’ordre juridique sur les « témoins », leur nombre et leur qualité. 

 

Plus surprenante à ce stade de développement de la communauté israélite encore errante au Sinaï, une consigne claire et sans ambiguïté concerne le futur roi d’Israël : il n’a pas d’armée (trop nombreuse et trop puissante), ne possède pas un grand nombre de femmes (polygamie) et ne recherche pas les richesses matérielles mais s’emploie à recopier un exemplaire du rouleau de la Torah en le lisant tous les jours de sa vie. 

 

Sur ce même modèle d’obéissance désintéressée, les prêtres lévites, qui vivent de la dîme du peuple et qui servent au Tabernacle, ne possèdent pas d’héritage en terre d’Israël. Ils n’ont rien en partage qui leur soit propre. 
 
Suit toute une série d’interdictions strictes relatives à la sorcellerie, la divination, les sorts et autres cultes des ancêtres et des morts. Le commandement et la sanction associée sont clairement énoncés pour que chacun se détermine en toute conscience : celui qui pratique ces choses abominables sera dépossédé de sa terre. 
 

Suit une annonce prophétique de la plus grande importance : un prophète comme moi va venir et « vous l’écouterez ! » commande avec solennité Moshéh. C’est une façon de pressentir et de redouter que ce prophète ne sera pas lui-même écouté (peut-être) ou un espoir de voir à terme, et aux termes de l’Histoire, l’ensemble du peuple écouter effectivement ce prophète (Yéshoua) ! 
 
Les prophètes de YHVH ne sont pas magiciens car ils reçoivent directement d’Élohim ce qu’ils doivent dire. Celui qui annonce ce qui ne se réalise pas est un faux-prophète. Il ne doit pas être craint.
 

 

La Parachah « Chophétiym » prescrit l’établissement de 6 (3+3) villes de refuge pour les auteurs d’homicides involontaires, en droit français moderne « ayant entrainé la mort sans l’intention de la donner. » Ils ne peuvent plus vivre au milieu de la cité car leur seule présence génère une perturbation importante, insupportable pour la famille de la victime. La « juste justice » prévoit toutefois qu’ils échappent au cycle sans fin de la vengeance. 
 
« Proposer la paix avant de déclarer la guerre », voilà un commandement habile qui fait porter la responsabilité du conflit à la partie adverse qui a donc préalablement refusé la paix. Une mitsvah qui doit intéresser l’ensemble des chancelleries et qui mérite de figurer dans tous les manuels de « l’art de la diplomatie et de la guerre ». 
 

 

La Parachah s’achève par une injonction relative aux assassinats non résolus et au sacrifice de la génisse offerte par le village le plus proche en guise de réparation. Une façon de veiller à ce qu’aucun crime ne soit laissé sans résolution et ne reste donc pas impuni ou effacé. 
 
Chophétiym vé chotériym (juges et magistrats)
 

 

« Tu t’établiras des juges et des magistrats, selon tes tribus, dans toutes tes portes que YHVH, Ton Élohim, te donnera, pour qu’ils jugent le peuple par un jugement juste. Tu ne feras pas fléchir le jugement ; tu ne feras pas acception de personnes ; et tu ne recevras pas de présent ; car le présent aveugle les yeux des sages et pervertit les paroles des justes. La parfaite justice, tu la poursuivras, afin que tu vives et que tu possèdes le pays que YHVH, Ton Élohim, te donne. » (Deutéronome 16 :18) 
 
Deutéronome 16:20 : 
 

« Tsédeq Tsédeq thirdoph / Justice Justice tu poursuivras »     

 


 
Le doublet employé ici avec le mot « Tsédeq/Justice » n’a pas manqué d’interroger les érudits de la Torah. 
 
Première réponse : les mots utilisés sont semblables mais il faut apprendre à les distinguer, à les discerner. Ainsi la Justice doit-elle être rendue par un Juge et non par le Roi. Le principe de la séparation des pouvoirs judiciaires, exécutifs et législatifs, est ici exprimé par cette évidence « la Justice, à la Justice ! » Deuxième réponse : une application de la justice aussi bien à soi-même qu’à autrui, ou aussi bien aux paroles qu’aux actes. Autre réponse : poursuivre une justice qui soit double. Comment ? Quand la justice d’ici-bas concilie et recherche la justice d’en-haut, la justice d’en-haut s’obtient en rajoutant une lettre du Nom d’Élohim au mot justice « Tsédeq » : rajouter la lettre Hé et nous obtenons le mot « Tsédaqah » ou « bonté ».

 

 

 

Telle est la Justice que le peuple doit chercher à appliquer en Éréts Israël. Telle est la Justice que l’Adon Yéshoua s’est évertué à mettre en œuvre en rendant publiquement Sa sentence de Juge sur le cas délicat d’une femme adultère : « Que celui qui n’a jamais fauté jette la première pierre … Va et ne pêche plus ». Ce jour-là, le Seigneur a sauvé la vie d’une femme pécheresse en lui offrant de se réfugier dans « une ville » où la justice humaine ne pouvait plus l’atteindre. Cette « ville refuge » s’appelle : « REPENTANCE  et PARDON. Matthieu 23:23

 

Les principes de la justice selon YHVH :


--> Isaïe 58: 6-14  
--> Matthieu 25: 31-40
-->Matthieu 6:14


 Nombres 35:6 les 6 villes de refuge
La « Tsédaqah », forme aboutie du « Tsédeq », a prévu intrinsèquement « des villes de refuge » pour toutes sortes de crimes, délits et péchés. Lorsque ces transgressions ne sont pas intentionnelles mais accidentelles - ainsi en est-il de la nature humaine ! - la Justice d’Élohim a prévu de multiplier les villes refuges où l’homme pêcheur malgré lui pourra réfléchir aux conséquences de ses actes tout en échappant à la malédiction initiale. 

 

 

 

 
La Parachah Chophétiym commande de multiplier par 2 le nombre de ces villes refuge en cas de possession totale du pays et donc de réussite dans les projets. Plus YHVH  bénit et fait preuve de bonté envers Ses enfants, plus ceux-ci doivent s’évertuer à user de bonté en retour en multipliant les possibilités de rachat et de pardon. C’est à cette condition que la Justice est juste. 
 
A notre époque où les valeurs morales judéo-chrétiennes, qui furent le socle de la civilisation dite occidentale, sont bouleversées, nous constatons que les règles de la justice des hommes ne répondent plus, et de moins en moins, à la Justice d’en-haut c'est-à-dire à : « justice, justice tu appliqueras ! » dans sa valeur la plus immaculée. Désormais les valeurs et les règles de justice se réfèrent et se réfèreront immanquablement à des idéologies partisanes sous couvert hypocrite d’humanisme ou issues d’autres nuances d’inculture aux règles primitives. De l’histoire de la révolution française, du nazisme, du bolchévisme et d’autres, restent de tristes exemples où la justice soumise aux régimes « de terreur » ne fut plus qu’un organe politique de « normalisation » au service de leur pensée unique. Il ne s’agira donc plus de « justice, justice » mais de discipline totalitaire d’un ordre non céleste !
 

 

 

 
L’annonce d’un Roi à venir  LE ROI QUI ETAIT ET QUI VIENT ?
 
« Lorsque tu seras entré dans le pays que YHVH Ton Élohim, te donne, … et que tu diras : Je veux établir sur moi un roi, comme toutes les nations qui m’entourent, tu établiras sur toi un roi que choisira YHVH, Ton Élohim :   - mais qu’il n’ait pas un grand nombre de chevaux,  - qu’il n’ait pas un grand nombre de femmes, - et qu’il n’ait pas une grande quantité d’argent et d’or. »  (Deutéronome 17 :14) 
 

 

« Ô Israël ! As-tu seulement déjà vu et reconnu un tel Roi ? »
 
 Nous pouvons effectivement être surpris par l’annonce prophétique que Moshéh confie au peuple pour la méditer de générations en générations. Nous savons qu’il sera reproché au peuple par la bouche de Samuel – qui fut un grand juge en Israël près de 400 ans plus tard – de vouloir se doter d’un roi pour les raisons qu’invoquent Moshéh. Pourquoi donc reprocher ce qui est prophétisé, voire accepté sous certaines conditions d’exercice de la royauté ? Samuel ne connaissait-il pas cette prophétie ? 
 
Réponse de YHVH à la consternation de Samuel : « Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est Moi qu’ils rejettent, pour que je ne règne plus sur eux. »  (1 Samuel 8 :7) 
 


Samuel connaissait l’injonction de Moshéh « Tsédeq Tsédeq Thirdoph » (Justice justice tu poursuivras) dont l’une des explications a été rappelée : la justice est réservée aux juges et non aux rois. Aussi le prophète est-il amer de ce que le peuple vienne le chercher pour lui substituer de son vivant un roi-juge ! Mais dans une logique pédagogique - extrêmement patiente et remplie de bonté - YHVH accède à la demande de son peuple. 
 
Toutefois, 300 ans plus tard, Osée écrit :
 
« Ce qui cause ta destruction, Israël, c’est que tu as été contre Moi, contre Celui qui pouvait te secourir.  Où donc est ton roi ? Qu’il te sauve dans toutes tes villes ! Où sont tes juges, au sujet desquels tu disais : Donne-moi un roi et des princes ?  Je t’ai donné un roi dans ma colère, Je te l’ôterai dans mon courroux. » (Osée 13 :9)

 

 

 


 
Le « portrait type » du roi d’Israël avait été dessiné par Moshéh : pas d’armée donc pas de guerre, pas de femme et point de richesse, mais une vie passée à recopier et à lire chaque jour la Torah. 
 
Quel roi d’Israël correspond-il à ce portrait type ? Voir les guerres incessantes de Shaoul et de David contre les Philistins, les 700 femmes et concubines, les 666 talents d’or annuels de Salomon et ses nombreux chevaux, pour finalement installer sur le trône une descendance qui divisa le royaume, division qui perdure encore aujourd’hui ! Non pas que ces grands chefs d’Israël ne soient pas des hommes selon les desseins et le cœur d’Élohim, mais assurément le Roi dessiné et annoncé par Moshéh est encore à venir … à moins que …

 

 


A moins qu’il ne soit déjà venu en la personne de Yéshoua HaMashiah, Mèlèkh Israël ! Sans armée, sans femme et sans richesse, mais une vie passée à vivre, à lire et rétablir la Torah !  Assurément, il lui ressemble étrangement ce grand Roi d’Israël annoncé dans cette Parachah Chophétiym par Moshéh. 
 
« Ô Israël, puisses-tu prochainement le reconnaitre, l’accepter Lui seul comme étant digne d’être ton Roi et parcourir le monde pour le crier ! » 
 
« YHVH, Ton Élohim, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez !   C’est là tout ce que tu as demandé à YHVH, Ton Élohim, à Horeb, le jour du rassemblement, quand tu disais : Que je ne continue pas à entendre la voix de YHVH, Mon Élohim, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir. YHVH me dit : Ce qu’ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche … » (Deutéronome 18 :15) 
 


A l’époque de Samuel, Israël réclamera un roi. Mais dès le Sinaï, Israël réclame un prophète comme Moshéh afin de ne plus revivre l’épisode du mont Horev et son corolaire : le jugement du veau d’or. Israël réclame un intermédiaire entre Élohim et le peuple qui ne soit ni roi, ni prêtre, ni Kohen Gadol, ni chophet-juge dont cette présente parachah officialise pourtant l’existence. Israël aura donc en plus un prophète (par génération) conformément à sa demande. Ils seront plus ou moins écoutés, par le peuple, les rois et les prêtres. 

 


 
 «  A cet instant, quelques pharisiens s’approchèrent et lui dirent : Va-t’en, pars d’ici, car Hérode veut te faire mourir. Il leur dit : Allez dire à ce renard : Voici, je chasse les démons et j’accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour c’est fini. Mais il me faut poursuivre ma route aujourd’hui et demain et le jour suivant, car il n’est pas possible qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés… » (Luc 13 :31) 
 


Prophète : tel est le titre que l’Adon Yéshoua se donne officiellement. Telle est la fonction qu’Il souhaite remplir aux yeux des rabbanim pharisiens et devant le « roi » Hérode Antipas de Galilée. En invoquant ce titre et cette posture, l’Adon fait référence à cette annonce de Moshéh qui promet un prophète par génération. « Vous l’écouterez ! » avait-il alors prophétisé comme une injonction ou une supplication. 
 
Résumons-nous : Moshéh en sa qualité de législateur au service de l’Adonaï Élohim, Élohim d’Abraham, d’Isaac et de Jacob/Israël, prescrit pour gérer le peuple - parfois à la demande expresse du peuple - et dans cet ordre : 
 
- un Kohen Gadol et des prêtres lévites pour servir d’intermédiaire  - des Chophétiym pour juger le peuple qui n’aurait pas écouté les prêtres - un roi pour administrer un peuple qui aurait rejeté ses juges ou qui n’aurait pas       eu de juges aptes (voir les fils de Samuel)  -des prophètes pour réprimander et aider les rois déviants. 
 

 


En fin de boucle, les prophètes sont lapidés, nous dit l’Adon Yéshoua, par ceux-là mêmes qu’ils étaient venus aider. Les rois n’écoutent pas toujours les prophètes et les prêtres. Par ailleurs, plusieurs dynasties de prêtres se comportèrent comme des rois et plusieurs rois comme des prêtres. Force est de constater que le modèle donné par Moshéh, conçu pour guider le peuple vers la sainteté, ne fut pas appliqué scrupuleusement au cours de l’Histoire. Yéshoua en fit la démonstration pour l’édification de tous les peuples. 
 
Ainsi l’Adon Yéshoua fut-il tour à tour : 
 
- Kohen Gadol face au Grand Sacrificateur Caïphe qui doit déchirer ses vêtements devant Lui
 - Juge dans sa génération, par de nombreuses sentences et remises gracieuses, venu pour sauver et non pour condamner
 

 

 - Roi des judéens conformément à son accueil triomphal à Jérusalem et comme l’atteste le motif officiel de son exécution
 - Prophète de sa génération comme Il le concède Lui-même.
  Yéshoua pourrait dire aujourd’hui : « J’ai été tout ce que vous avez voulu et réclamé. M’avezvous écouté pour autant ? » 
 

 

 
Il en va de l’Israël séculaire d’hier et d’aujourd’hui, comme de l’Israël en Yéshoua, Sa Qéhiyllah. Le Salut est véritablement un don gratuit et inné qu’aucun homme ne peut revendiquer comme acquis. Comme l’exprime solennellement la Haftarah qui accompagne la Parachah Chophétiym : 
 
« C’est la voix de tes sentinelles ! Elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris de triomphe ; car de leurs propres yeux elles voient YHVH revenir à Sion. Éclatez ensemble en cris de triomphe, ruines de Jérusalem !  Car YHVH console son peuple, Il rachète Jérusalem. YHVH découvre le bras de sa sainteté aux yeux de toutes les nations ; et toutes les extrémités de la terre verront le salut [YESHOUA] de Notre Élohim. » (Isaïe 52 :12) 
 
 
Shabbat Shalom vé shavoua tov.

 

 

PAR KEHILA BLOG VU PAR OMADI Samuel le messager.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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