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PARACHAH (PAROLE DE LA SEMAINE)NOAH

 

PARACHAH : “NOAH”   
 
“Éllèh tholédoth Noah” « Voici les générations de Noah…»

 Sommes-nous bien rentrés dans l’Arche construite par le charpentier ?

Shabbat 21 octobre 2017 Commentaire de2008-12-14
 Lectures     Parachah :  Béréchiyth/Genèse 6:9 à 11 fin Haftarah : YéshaYahou/Isaïe 54:1 à 55 :5
Bériyth Hadachah :  Shimon A/1 Pierre 3:18 à 22
 

 


 
  Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.    Résumé de la parachah
 
Les premières générations de l'humanité ayant irrémédiablement dégénéré sur les plans moraux et spirituels, entraînant avec eux les animaux et emplissant la terre de violence, perversion et mépris d’Elohim, YHVH Élohim décide d'effacer toute vie par un déluge d'eau. Il charge cependant Noah (Noé) « homme juste dans sa génération » de construire une arche pouvant abriter de quoi repeupler la terre après un déluge sans égal. Lorsque les eaux refluent, les rescapés du déluge, Noah, ses fils et leurs femmes, sortent de l'arche. Élohim contracte avec eux une alliance et leur promet de ne plus détruire l'humanité par les eaux. Cependant, alors que Noah chute par le vin, son second fils, Ham, « découvre sa nudité » et est maudit à travers son fils Kénaan. Les descendants des fils de Noah engendrent les nations et décident de construire une tour s'élevant jusqu'aux cieux afin d'atteindre Élohim, Lequel va réagir en descendant vers eux et en confondant les langages. La parachah se conclut par l'introduction de la mission d'Avram, ce qui clôt l'histoire commune aux hommes et commence celle du peuple de la Foi. Avram quitte, avec sa femme Saraï, son père Térah et son neveu Loth, la ville d'Our pour se diriger vers le pays de Kénaan…mais ils s'arrêtent en chemin à Haran. 
 
Corruption et violence généralisées précédent le jugement
 
Verset 11 : La terre se détruisait face à Elohim la Terre était pleine de violence Verset 12 : Elohim voyait la Terre et voici elle se détruisait car toute chair détruisait sa voie sur la Terre Verset 13 : Elohim dit à Noah : la fin de toute chair vient à ma face car la terre est emplie de violence à cause d’eux, et Me voici je les détruis avec la Terre. (Genèse 15 :15-16 ; Genèse 18 :17-21 ; Lévitique 18 :24)

 

Son jugement est juste
Genèse 18 :
17 Et YHVH dit: Cacherai-je à Abraham (Yeshua) ce que je vais faire, 18 puisque Abraham (Yeshua) doit certainement, devenir une nation grande et forte, et qu'en lui (Yeshua) seront bénies toutes les nations de la terre? 19 Car je le connais, et je sais qu'il (Yeshua) commandera à ses fils (Matthieu 9 :2 ;22) et à sa maison après lui de garder la voie de YHVH, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que YHVH fasse venir sur Abraham ce qu'il a dit à son égard. 20 Et YHVH dit: Parce que le cri de Sodome et de Gomorrhe est grand, et que leur péché est très-aggravé, et bien, 21 je descendrai, et je verrai s'ils ont fait entièrement selon le cri qui est venu jusqu'à moi; et sinon, je le saurai. 
Trois versets qui nous donnent une suite logique de cause à effet, et qui nous expliquent pourquoi Elohim décide en fin de constat de détruire les êtres vivants et la Terre. C’est sans appel, et nous savons que si la sentence d’Elohim est sans appel, c’est que la situation est très grave, irréversible et en capacité véritable et terrible de mettre fin au processus de rédemption, au processus de vie voulu du Père.
 
La Terre, d’une manière générale se détruisait. Les règles d’équilibre, d’harmonie déterminées au commencement sont déréglées, les « choses » retournaient au « tohou vohou » la violence était devenue « le quotidien » de l’humanité pré-diluvienne maintenant démonisée… Ce tableau n’est guère différent de notre époque. Nous sommes revenus, peut-être en pire, à la même situation ; C’est ainsi qu’il est dit : 
 
“Ce qui arriva aux jours de Noah arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les gens mangeaient, buvaient, hommes et femmes se mariaient, jusqu’au jour où Noah entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous disparaître.” (Luc 17:26-27)
 
Pourquoi la Terre se détruisait-elle ? Parce qu’elle était remplie de violence. Simple à dire, mais encore faut-il bien comprendre que si la Terre se détruisait et de même aujourd’hui, ce n’est pas la faute aux « cycles cosmiques » ou à la « surpopulation » ou à la « faute à l’autre », mais bien à cause de la corruption morale généralisée des hommes qui ont abandonné les prescriptions d’Elohim ! Tous, excepté quelques-uns, se sont rebellés. Leurs divagations morales et autres se sont tout normalement transformées en actes de dépravation, d’avilissement, de destruction. Le constat d’Elohim fut de fait : « la terre est remplie de violence à cause d’eux » … Eux, sont la cause du problème, la cause du problème doit être traitée et les fruits de leurs délires doivent être éradiqués pour prévenir toute nouvelle contagion.
 
Quel constat peut-on faire encore aujourd’hui ? L’état des lieux de notre planète est en somme semblable à celui qui précédait le déluge…
 
Seigneur, Toi qui es miséricorde et justice, pitié… beaucoup ne savent pas ce qu’ils font … Pardonne Seigneur, sinon qui survivrait. Grâce soit rendue à Yéshoua notre Kohen Gadol en lieux célestes !  

Les lois noahides ? (Contre Romains 11 et Ephésiens 2)
 
Selon des commentateurs, la parachah Noah comporte une seule mitsvah, positive : il est obligatoire de fructifier et de se multiplier (Ge. 9 :7). Toutefois, ce commandement est déjà rattaché pour d’autres commentateurs à Ge. 1:28, et la parachah Noah ne comporterait donc de fait aucun commandement, ce qui est notable et très intéressant à relever.  Pourquoi ? Parce que d’autres experts insistent sur la pertinence et l’actualité des sept lois noahides (hébreu : - Shéva mitsvoth Béney Noah). Il s’agit d’une liste de sept impératifs moraux qui « auraient » été donnés par Élohim à Noah comme une alliance éternelle avec toute l'humanité à l’occasion de l’alliance contractée après le déluge ( !).  Selon le judaïsme rabbinique talmudique,  tout non-Juif vivant en accord avec ces sept lois est considéré comme un gentil vertueux et a, par l'observance de ces lois, sa part au monde à venir. Les adhérents à ces lois sont souvent appelés Béney Noah (Enfants de Noah), et peuvent à ce titre participer comme membre associé au culte synagogal.
 
Cet enseignement traditionnel issu de la loi orale judaïque, qui tend à s’imposer au monde non juif messianique comme pour mieux le tenir à l’écart de la Torah originelle,  peut surprendre dans la mesure où, officiellement, aucune mitsvah n’est donc prescrite dans cette section de la Torah ! Les 7 lois dites noahides se retrouvent ensuite dans le décalogue puis, bien évidemment, incluses naturellement dans le corpus des « 613 mitsvoth ». Elles sont en partie (4 sur 7) également prescrites par les apôtres à l’occasion du concile de Jérusalem, en l’an 51 (Actes 15) comme un début, une première marche et une aide « à l’intégration et à la greffe», non comme une fin en soi ni comme une alliance de seconde zone. Nous ne cautionnons pas le principe rabbinique talmudique des lois « noahides »
 
Pensée à propos de Noah  
 
La première parachah Béréchiyth décrivait la création du monde et de l’Homme. La seconde parachah est paradoxalement le récit de sa destruction cataclysmique dans une ambiance apocalyptique de fin du monde : sitôt créé, sitôt détruit, pourrait-on caricaturer ! Tout cela pour ça ? Oui et non. Au travers de cet « effacement » d’une génération complète qui n’a pas atteint les buts fixés par leur Créateur, Élohim décide d’introduire dans l’Histoire une nouvelle méthode, SA méthode. Par grâce et non par mérite, un homme et sa famille vont hériter de la lourde charge de relancer le projet d’Elohim, malgré tout. La finalité de cette vocation noahide et la vraie raison de ce « sauvetage familial » nous sont sobrement mais très clairement livrées en fin de parachah : c’est Avram et Saraï. 
 
Une preuve : le titre même de notre parachah, « voici les générations de Noah…». 
 
La parachah ne titre pas sur le déluge ou la tour de Babel, mais s’arrête sur l’évènement le plus important depuis la Création et la destruction du monde : les générations de Noah jusqu’à Avram. Notre parachah porte néanmoins le nom de Noah et non celui d’Avram. Le juste Noah dont l’intégrité sauva un reste d'humanité et de règne animal. L’arche (thévah/coffre)  était en quelque sorte un gigantesque laboratoire biologique où les ADN précieux des espèces étaient mis à l’abri pour un réensemencement ultérieur de la Terre. 
 
Il n’y a que cinq parachiyoth seulement dans toute la Torah qui portent le nom d’une personne : Noah, Yithro, Qorah, Balaq et Piynéhas. Cette liste comprend aussi bien des hommes pieux que des impies. On pourrait être surpris que de grands hommes tels qu'Avraham, Yitshaq, Yaaqov, Yoseph, Moshéh, Aharon et d'autres n'aient pas de parachah portant leur nom. Pour quelles raisons ? 
 
Pour Noah il est ainsi écrit : « Noah fut un homme juste ; intègre dans sa génération, il marchait avec Élohim ». Certes, Avraham fut un homme remarquable dans sa génération, mais non « unique », car en même temps que lui vivaient encore Noah qui mourut quand Avraham était âgé de 58 ans, 58 étant la valeur numérique de Noah. Shém, le fils de Noah, et Evèr, l’arrière-petit-fils de Shém furent tous des justes au même titre qu’Avraham et ses contemporains. Ce n’est donc pas à ce titre de « juste » qu’Avraham a été retenu comme un être exceptionnel. Par ailleurs, la Torah préfère mettre en valeur l’œuvre d’Avraham, que l’homme exceptionnel qu’il fut. Pour Noah, les choses semblent différentes : il n’a fait qu’obéir aux ordres et « marchait avec Élohim » là où Avraham « marchait devant Lui » (Genèse 17:1). L’œuvre de Noah semblant moins méritante que celle du patriarche qui partage avec lui la même parachah, la Torah a souhaité rendre justice au juste que fut néanmoins Noah. 
 
Noah est le juste qui ne peut pas sauver sa génération mais cependant il est juste et c’est pourquoi la Torah tient à le dire en lui rendant hommage à sa façon. 
 
Comment Avraham a sauvé Noah… ! 
 
C’est parce que Noah porte en lui Avraham qu’il a été sauvé et non parce qu’il était juste…puisqu’il a trouvé « grâce », est-il précisé. Mais ce futur-là, seul Élohim le connait, alors vis-à-vis de ses contemporains cela semble être une grâce arbitraire. La vie sauvée de Noah et des siens est certes un don gratuit mais pas arbitraire. Cet enseignement stipule que le fils tient entre ses mains le sort du jugement de ses pères et il tient en réalité entre ses mains le sort du jugement de tous ses ancêtres jusqu’au premier homme (cet enseignement ne s’oppose en rien à l’action de Yéshoua, dont la généalogie en Matthieu, remonte jusqu’à Avraham.) 
 
VéNoah matsa hén béheiney Adonaï : « et Noah a trouvé grâce aux yeux d’Adonaï ». Au moment où le déluge est décrété, au verset 7 du chapitre 6, Noah semble également concerné par la sentence. Ensuite seulement il trouve ‘grâce’ au verset 8 et la parachah précédente (Béréchiyth) se clôt sur ce constat. 
 
La parachah Noah reprend au verset 9 sur un autre thème : Noah fut trouvé juste, tsaddiq. Cela pose un problème théologique colossal : est-il sauvé parce qu’il est juste ou parce qu’il a trouvé grâce ? Il y a là comme une impasse de lecture. Trouver grâce, signifie que c’est gratuit. Mais si je dis qu’il est sauvé par ce qu’il est tsaddiq, la question de la grâce reste entière. 
 
L’enseignement traditionnel a répondu en partie à cette impasse théologique d’une façon recevable, dans la mesure où l’action et la longue généalogie introductive de Yéshoua dans le livre de  Matthieu ne contredit pas cette conclusion. Il ne suffisait pas à Noah d'être tsaddiq (juste) pour être sauvé sinon la grâce n’aurait pas été opérante. Si parmi tous les tsaddiqim (justes) possibles de son temps -Méthoushélah était un très grand tsaddiq, même supérieur à Noah- c’est Noah qui est choisi, c'est parce qu'il porte en lui la possibilité d'Avraham…de Moshéh…de David…puis de Yéshoua. 
 
Aussi, à l’enseignement rabbinique qui consiste à dire très justement sur cette parachah que c’est Avraham qui sauva Noah … nous voulons rajouter dans la même logique que c’est Yéshoua qui sauva Noah. C’est ainsi que tous les justes sont toutefois sauvés par la grâce, ce en quoi la Torah n’a pas fait d’erreur ni d’impasse théologique. 
 
Une confirmation de cette intuition prophétique de l’enseignement ancestral : après que Noah ait construit l'arche, la Torah dit : « Élohim dit à Noah :'Viens toi et toute ta maison à l'arche car c'est toi que J'ai vu comme tsaddiq dans cette génération. » (7 :1) 
 
Ainsi, si Noah a été sauvé, c'est parce qu'il portait en lui la possibilité du Mashiah. Il y a une raison évidente à son salut, mais ce n'est pas son mérite, fusse-t-il grand, c'est sa descendance. Ce qui explique définitivement le titre et donc la véritable clé de l’énigme de cette parachah : «Voici l'histoire des engendrements de Noah... »
 
A noter : la première parachah couvrait les 10 premières générations bibliques : soit d’Adam à Noah. La seconde couvre les 10 générations suivantes : soit de Noah à Avraham. Il faudra ensuite attendre 6 générations pour arriver jusqu’à Moshéh, le 26ème de la ligné adamique, soit le nombre du Nom YHVH. Confirmation que tout est question de Tolédoth, d’enfantements, comme le suggère de même la généalogie du Mashiah en Matthieu. 
 
Une comparaison utile
 
« Ceci est la postérité (ou histoire) de Noah. Noah était un homme juste intègre dans ses générations (contemporains). Avec Élohim Noah se conduisit (marcha réciproquement) » Genèse 6 :9
 
Nous retrouvons le même verbe : « marcher avec, se conduire, aller et venir… » donné par l’hébreu [hithhalékh] à l’évocation de Hénoc [Hanokh]
 
« Hanokh se conduisit avec Élohim ; puis il n’est plus parce que Élohim l’a pris » Genèse 5 : 24
 
Voici deux hommes qui avaient les faveurs d’Élohim, eu égard à leur comportement de personnages « fidèles » qui ont gardé la teneur spirituelle de « la vie en Élohim » portée par la lignée de Sheth. Toutefois leurs destins respectifs furent bien différents : Hanokh est enlevé alors que Noah passe à travers le jugement du déluge, tout en étant préservé.
 
Question : Élohim ne pouvait-IL pas prendre (enlever) également Noah et ses fils comme IL le fit pour Hanokh ? Noah déméritait-il vis-à-vis de Hanokh, pour se voir imposer de construire péniblement une embarcation immense et d’y vivre pendant une année avec toutes sortes d’animaux ? Réponse : « être enlevé » ou « passer en chair et en os » de l’autre côté de temps de jugements effroyables n’est pas le résultat de mérite ou non, mais une nécessité liée à la nature des missions que seul Élohim confère aux uns et aux autres de ses serviteurs selon sa volonté.
 
Deux missions, deux destins
 
1) Hanokh était prophète de jugement,  Excepté Adam qui mourut cinquante ans avant la disparition de Hanokh et cent ans avant Noah qui n’était pas encore né, la majorité de l’humanité antédiluvienne fut contemporaine du message et de l’enlèvement de Hanokh.

 
 « Hanokh aussi, le septième depuis Adam, fut inspiré sur ceux-là, disant : Voici Adonaï Élohim vient avec ses myriades de consacrés, pour les juger tous, pour accuser tout être de toutes les œuvres non ferventes de leur non ferveur et de toutes les duretés dites contre Lui » » Jude 1 : 14
 
Pour attester de la véracité de ses propos prophétiques qui annonçait le prochain jugement, Hanokh fut enlevé. C’est ce qui en fut d’Elie ; et c’est après leur assassinat et leur résurrection, ce qui adviendra aux deux témoins d’Apocalypse (voir chapitre 11). Ces deux derniers ne seront pas seuls ; ils seront avec des survivants qui auront combattus jusqu’au bout et qui, à cause de la nécessaire attestation du témoignage, seront aussi pris par le Seigneur.
 
2) Noah, quant à lui, fut chargé, sur une terre assainie de sa corruption, de redonner à une humanité renouvelée une base d’évolution plus en conformité avec les préceptes d’Elohim qui seront gardés par Shém jusqu’à ce que paraisse Avram. C’est bien pour cela que Noah « passa sous protection à travers les jugements » tel que le symbole de la femme (Apocalypse 12) emmenée au désert le suggère. Effectivement, par analogie à l’histoire de Noah, et avec précaution, nous pouvons penser que ceux représentés par la « femme » entrent « en chair et en os » dans le Royaume qui s’installera sur cette Terre avec le retour du Mashiah. 
 
Si les services et les destins diffèrent, une constante reste de mise : Marcher avec Élohim.
 
Un homme patient, un Élohim patient et juste.
 
Imaginons-nous nous occuper pendant une centaine d’années à la construction d’un paquebot pour y introduire l’équivalent de quinze trains de ménagerie de 100 mètres de long, éventuellement loin de toute voie navigable, et d’affirmer à qui veut l’entendre qu’un déluge d’eau va bientôt surprendre l’humanité, humanité qui peut-être n’a jamais vécu la moindre averse de pluie ! Puis affirmons que c’est Élohim Lui-même qui nous l’a révélé ! Nous pouvons aisément en déduire le curieux amusement de ceux qui nous observent … Cent ans sous les moqueries, c’est long ! Malgré cette pression que connut certainement Noah, plusieurs commentateurs le dénoncent comme un homme dénué de compassion, qui n’aurait travaillé qu’à son propre sauvetage, car il aurait omis d’intercéder pour les hommes pécheurs, comme Avraham le fit dans l’épisode de Sodome et Gomorrhe, ou comme Moshéh le fit en faveur d’Israël au désert. 
 
La réalisation démesurée pour l’époque du « navire-coffre » de Noah n’était-elle pas un acte suffisant adapté à la proclamation d’un repentir justifié, à la manière de Jean le Baptiste (Yohanan hamatbil) : « repentez-vous, car le Seigneur arrive » ? L’avertissement n’était-il pas déjà donné par Hanokh aux générations antédiluviennes à qui il n’était pas nécessaire de prouver l’existence d’Élohim ? Car tous, compte tenu de leurs grands âges et des attestations des plus anciens toujours vivants, ne pouvaient douter de cette réalité. L’ambiance n’était pas au doute quant à Élohim, mais à la rébellion avérée à cause de leur volonté de ne pas craindre l’Élohim Créateur. Ils suivirent la voie de Qaïn. 
 
Depuis le témoignage de Hanokh plus de six cents ans se sont écoulés, apparemment seul Noah et ses fils ont répondu à l’appel d’un Élohim éconduit, mais certainement pas dénué de patience, car IL est le même hier, aujourd’hui et demain : lent à la colère, miséricordieux, riche en bonté. 
 
« Il (Yéshoua) a prêché aux esprits (des défunts ?) qui sont en prison, qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience d’Élohim attendait dans les jours de Noah, tandis que l'arche se construisait,» (1 Pierre 3:18-20)
 
Le décret du déluge fut donc sans appel, quelle qu’eût été l’intercession d’un Noah, qui en définitive se serait retrouvé dans le cas d’Avraham qui ne put éviter le jugement de Sodome en constatant qu’il n’y résidait qu’un seul juste : Loth, qu’Élohim n’avait sans doute pas l’intention de laisser dans la fournaise.
Transposons de nos jours : l’impénitence additionnée de raillerie et de rébellion sera la caractéristique de l’époque de la fin, celle du dernier grand témoignage, où personne ne pourra plus douter de l’existence et de l’intervention d’Élohim dans ce monde. Pierre en dit :
 
« Sachant tout d'abord ceci, qu'aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises et disant, Où est la promesse de sa venue? Car, depuis que les pères se sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement de la création.  Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole d’Élohim, des cieux subsistaient jadis, et une terre tirée des eaux et subsistant au milieu des eaux, par lesquelles le monde d'alors fut détruit, étant submergé par de l'eau.  Mais les cieux et la terre de maintenant sont (…), gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies.  Mais n'ignorez pas cette chose, bien-aimés, (…) Le Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme quelques-uns estiment qu'il y a du retardement ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.  Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; (…) »  (2 Pierre 3:2-10)
 
L’Arche-Thévah de Noah et les temps de l’Apocalypse à venir
 
L’Arche de Noah, la Thévah
- qui renvoie également à la corbeille enduite de poix de Moshéh sauvé des eaux
- représente l’idée de la survie à un moment de destruction totale. Les « survivalistes » actuels qui surfent sur l’artificielle terreur apocalyptique entretenue à grands frais, auraient sans nul doute apprécié ce vecteur. Mais les contemporains de Noah n’avaient pas de prophéties écrites pour prendre au sérieux les avertissements de ce juste parmi eux et ne se souciaient guère de se mettre à l’abri, trop occupés qu’ils étaient de vaquer à leurs petites affaires. Pourtant, pendant 120 années, Noah porte consciencieusement son témoignage à la face de ses contemporains pour que ceux-ci puissent faire Téchouvah (retour-repentance). C’est justice d’Élohim que le jugement ne tombe pas avant qu’il y ait eu témoignage. Ainsi en sera-t-il avec les deux témoins du Seigneur … pendant 42 mois seulement. 
 
Dans l’Arche, différentes espèces animales qui, en temps normal, s’affrontent et s’entre-dévorent, vivaient ensemble paisiblement. C’est une vision prophétique digne du Royaume à venir et conforme à la vision d’Isaïe 65.  L’une des images à travers lesquelles l’Arche est décrite dans la littérature est celle de la paix. L’Arche est décrite comme possédant la qualité spirituelle du monde futur, où tous vivront dans l’unité et où tout conflit sera aboli. 
 
Un autre enseignement, compare l’Arche de Noah et la Soukkah, en tant que domaine de paix. C’est ainsi que le Mashiah est attendu pour Soukkoth, afin de trouver son peuple, à l’abri de sa Soukkah de paix, alors que le monde impie vivra le jour terrible de la vengeance. Notons également que Noah se transforme en charpentier dès qu’il reçoit pour mission de sauver un reste d’humanité : le Mashiah reprendra plus tard les mêmes outils que Noah : un hasard sans doute !  
 
Noah le charpentier a ainsi dû travailler dur pour sauver les siens d’une mort certaine. Car nous avons noté qu’Élohim ne sauve pas Noah en « l’enlevant » dans les cieux, lui évitant de vivre la plaie, mais en le faisant passer par les eaux. Ces eaux meurtrières pour les uns deviennent gage de vie pour celui qui s’y était préparé méticuleusement et par obéissance. Ainsi que Pierre écrira à ce sujet dans sa 1ère lettre, chap.3 :18 : 
 
« … Il a été mis à mort dans son corps mais il a été ramené à la vie par le souffle. Par ce souffle, il avait déjà prêché aux hommes maintenant prisonniers du séjour des morts qui autrefois s’étaient montrés rebelles, alors qu’Élohim faisait preuve de patience pendant que Noah construisait le bateau. Un petit nombre de personnes, huit en tout, y furent sauvées à travers l’eau. C’est ainsi que vous êtes sauvés maintenant, vous aussi ; ces événements préfiguraient le baptême ».
 
Cette génération méchante et contemporaine de Noah pensait sans doute que jamais Élohim n’irait jusqu’à détruire sa propre création. Mais Noah ne pouvait sauver toute sa génération, n’étant en tout que huit tsaddiqim. Il eût fallu pour cela qu’ils fussent au nombre de dix tsaddiqim, constituant au moins la cellule minimale digne de porter secours et de racheter les temps, au sens où Avraham fit valoir cette possibilité auprès de YHVH qui lui imputa à justice la « négociation » dans l’histoire de Sodome. 
 
Mais voici qu’un autre jour de colère est programmé pour notre humanité rebelle. Non par la plaie des eaux, car YHVH s’y est engagé par le signe de l’arc-en-ciel, mais par la plaie du feu. L’épisode du déluge noahide doit être relu comme un avertissement solennel par ceux de la dernière génération. Le Mashiah Yéshoua lui-même nous invite à relire cette parachah Noah dans cette perspective, car il connecte expressément sa seconde venue aux temps de Noah et du Déluge :
 
« Comme aux jours de Noah ainsi en sera-t-il à l’avènement du Fils de l’homme.  Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noah entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous ; il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.  Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé, de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée…C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas. » (Matthieu 24:36-41)
 
C’est sur ordre pressant que Noah entra dans l’arche et se mit à l’abri de la plaie qui avait débutée alors qu’il n’était pas encore à son poste. Et YHVH ferma « la porte » sur lui. Fermer la porte relève de deux actions en une seule : isoler les survivants, empêcher quiconque de monter dans l’arche sans y avoir été expressément invité. Nous savons aussi que notre Mashiah est « cette porte » qui protégea Noah mais condamna toute cette génération qui n’avait pas souhaité être sauvée malgré 120 années de témoignage.
Cette image est rude et bouscule notre « sentimentalisme chrétien universaliste » ! Certains voient même dans le texte de Matthieu et dans cette prophétie messianique du plus haut niveau une allusion à un enlèvement généralisé et secret avant les tribulations ! Soyons circonspects dans nos lectures : le Seigneur nous parle de Noah et du déluge pour nous parler d’un très grand malheur qui s’abat sur l’humanité selon une règle de probabilité qui fait frémir : 1 sur 2 pris par le jugement ! Dans le camp des survivants, il y a ceux que les plaies épargnent (certains survivalistes s’y préparent avec zèle, ne les critiquons pas sans prendre le risque d’avoir le même discours moqueur que les contemporains de Noah face à son mécano de bois géant) et il y a plus assurément et hors probabilité ceux « qui sont rentrés dans l’Arche par la Porte après y avoir été invités ».   « Car, si Élohim n’a pas épargné les anges qui avaient péché,  mais les a livrés et précipités dans des abîmes de ténèbres où ils sont retenus en vue du jugement;  s’il n’a pas épargné le monde ancien, mais s’il a préservé huit personnes, dont Noah, prédicateur de la justice, lorsqu’il fit venir le déluge sur un monde d’impies; s’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir,  mais s’il a délivré Loth le juste, profondément affligé par la conduite déréglée de ces criminels— car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, torturait, jour après jour, son âme de juste à cause des iniquités qu’il voyait ou entendait;  c’est donc que le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux et réserver les injustes pour les châtier au jour du jugement … » (2 Pierre 2 :1) 
 
La parachah Noah nous invite à envisager très sérieusement (et plus sérieusement que ceux du temps de Noah) le Jour terrible deYHVH. C’est en ce jour-là qu’Élohim fera disparaître les impies de la face de la terre en laissant cours à Sa Justice, depuis si longtemps « contenue », afin de venger le sang des saints martyrs qui attendent encore d’être au complet (Apocalypse 6:9). Quand cela vat-il se produire ? Yéshoua nous dit « aussitôt après la tribulation de ces jours-là »…Étrange ! Il ne faut pas oublier en effet (et c’est une erreur assez classique), qu’il y a deux séquences bien différentes de plaies et fléaux. Les premières plaies sont liées aux sept sceaux et sept trompettes, la seconde séquence de plaies mortelles est toute entière contenue dans les sept coupes remplies de la colère d’Élohim. Seule cette dernière séquence renvoie au Jour terrible du jugement. Pour vivre ce « jour » et espérer en être épargné, encore faut-il avoir passé sans encombres les premières tribulations. 

Aussi la question pour nous-mêmes et nos proches demeure : sommes-nous bien rentrés dans l’Arche construite par le charpentier ? Sommes-nous déjà dedans ou sommes-nous encore dehors, alors que « la porte » va bientôt se refermer ? en toute analogie à la parabole des dix nubiles (Matthieu 25)
 
Babel-Babylone
 
Après le déluge, une civilisation s’installe dans la région de l’Irak actuel. Le texte de Genèse 10 : 8 à 10 nous expose très succinctement la trace d’un homme dans cette histoire : Nimrod. Si son passage sur terre avait été sans importance, la Parole ne nous en parlerait pas. Son nom s’apparente à une racine qui signifie « rebelle » et le texte nous apprend qu’il est en relation directe avec Babel [Bavel] – Le chapitre 11 reprend ensuite de façon plus précise l’importance de cette ville et de sa tour. 
 
Nimrod fut sans doute à l’origine et le faire-valoir de ce projet de « bâtisseurs » à l’exemple de son père spirituel : Qaïn. Cette ville et sa tour seraient le symbole tangible, glorieux, sécurisant, de la construction humaine – sans Élohim.    « Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet est dans les cieux, et faisons-nous un NOM ». 
 
La volonté est très claire : le descendant de Noah, Shém, est celui sur qui repose la bénédiction d’Élohim. Et c’est à travers lui qu’Élohim engagerait son plan de rédemption de l’humanité. Nous devons noter que Shém signifie en hébreu :  NOM. De ce nom-là, Nimrod n’en veut pas et décide, avec une forte majorité de séduits à sa cause, de se faire eux-mêmes un NOM, c'est-à-dire une organisation solide, durable, et indestructible même face à un possible déluge, et de toute évidence en opposition à la volonté du Créateur.
 
Remarques : quelle ressemblance avec notre propre époque toujours empreinte de volonté humaine à réitérer le projet « Babel » de Nimrod. La construction européenne parmi d’autres est parsemée de ces volontaires symboles qui traduisent la pensée directrice de notre temps. Regardons les architectures des conseils européens. C’est bien selon les modèles artistiques de « tour de Babel » que ces derniers sont inspirés. Regardons cette étrange combinaison d’initiales constituant les mots Nouvel Ordre Mondial « N.O.M. » ! Si le jeu de lettres fonctionne bien en français, n’oublions pas que la langue française reste celle des diplomates, des beaux parleurs et des philosophes, c'est-à-dire des séducteurs. Gageons que le sort qui fut celui de la Bavel de Nimrod soit celui de la triste « Europa »…
 
A cet Élohim unique et invisible de Shém, qui occupait l’incontournable dimension spirituelle de l’homme, Nimrod et ses successeurs, dont Sémiramis sa « légendaire » épouse, devaient absolument donner le change.
 
Babel-Babylone, puissance économique et militaire et de rébellion, devenait aussi le creuset, la matrice et l’exportatrice d’un modèle « religieux » idolâtre, fait de mysticisme, de religion de mystère. [Une triade de dieux forme la divinité suprême : An, Enlil, Enki. An étant le plus puissant des 3. Cette triade de dieux créateurs est rejointe par une déesse : Ninhursag… ces dieux possèdent d’autres noms selon les localités, les pays, les cultures, et les époques]. Ce modèle bien particulier s’est répandu de la Méditerranée aux Indes, à la Scandinavie…etc., où les dociles mais inertes effigies de bois et autres matériaux remplaceront l’Élohim de Shém, qui décidemment ne peut pas se manipuler. Le principe de Babel existe toujours ; Jean le dénonce en Apocalypse comme Babylone, dont le NOM est « Mystère » mystique, la mère (matrice) des prostitutions. Une mère est par essence celle qui donne naissance, celle qui donne l’exemple, le principe sur lequel se calque ceux qui n’ont pas reçu l’amour de la Vérité … 
 
Le syndrome de Babel est toujours d’actualité, l’Élohim de la Bible, le monde n’en veut pas, mais veut bien s’approprier son Nom en l’appliquant à un dieu de pure construction qui évoluera au grès des pensées humaines dites « progressistes ». C’est terrible, voici ce que disent les hommes : « un dieu, pourquoi pas… mais qui soit conforme à nos intérêts, quitte à appeler le bien, mal et le mal, bien »… cela s’appelle de l’idolâtrie. Qui en a conscience dans le monde dit « des croyants » ! Notre époque vit l’apostasie déjà importante qui ne fait que se renforcer…
 
Une conclusion plus heureuse pour aborder avec force la semaine profane…
 
La leçon de vie de cette parachah reste éternellement pertinente pour nous tous. Lorsque nous sommes confrontés à une situation particulièrement éprouvante ou une phase turbulente de notre vie, il est utile de nous rappeler que, tout comme le déluge, le but de cette difficulté est de nous séparer, de nous purifier, de nous affiner. En suivant l’exemple de Noah qui ne prit pas peur devant l’imminence des flots, mais qui tint résolument sa place et ses responsabilités, nous pouvons non seulement nous en sortir indemnes, mais nous sommes capables d’en ressortir plus forts et aguerris, c'est-à-dire prêts au combat. En nous concentrant sur l’opportunité inhérente à l’épreuve plutôt qu’à la difficulté superficielle à laquelle nous sommes confrontés, nous transformons les eaux destructrices en « eaux de Noah » (selon Isaïe 54 :9), les eaux de la tranquillité et du repos, car telle est la signification du prénom Noah et donc de cette parachah : repos, tranquillité. Un paradoxe apparent vu l’histoire catastrophique qui nous est comptée ici. Un paradoxe bienvenu qui nous accompagnera tout au long de la semaine ainsi qu’il est écrit : 
 
« Car ainsi a parlé le Seigneur, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos [Noah] que sera votre salut [Yéshoua], C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (Isaïe 30:15 ) 
 
Encore une preuve que notre Adon Yéshoua était bien présent dans cette 2nd parachah du cycle. Amen ! 
 
Shabbat shalom vé shavoua tov.

PAR BLOG KEHILA VU PAR OMADI Samuel le messager.

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