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LA PARACHAH (Parole de la semaine) : « LEKH-LEKHA » (Va pour toi)

 

 

LA PARACHAH : « LEKH-LEKHA » (Va pour toi)
 
Shabbat 28 octobre 2017 Commentaire de 2013
 
Lectures :
 
Parachah :   Bérèchiyth /Genèse 12 à 17 fin Haftarah :   Yéshayahou/Isaïe 40 :  27 à 41 : 16 Bérith Hadachah :   Romith/Romains 11 :  25- 36
 
Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua. Introduction et résumé de la parachah
 

 


Les deux premières parachiyoth du livre de la Genèse nous ont permis d’étudier le processus de la création de l’homme et de son environnement, ainsi que la nécessité d'améliorer/réparer cette création devenue violente, dispersée et éloignée de l’amour voulu par le Créateur. Noah (Noé) a commencé ce travail de retour, Avram-Avraham va le continuer. 
 
La parachah Lèkh-Lekha commence par la demande de YHVH à Avram de quitter son pays et la maison de son père. A peine arrivée en terre cananéenne, la famille des premiers croyants est confrontée à la famine et contrainte de descendre en Égypte. Leur foi sera soumise à plus rude épreuve à l’occasion de « l'enlèvement » de Saraï par le Pharaon. Sorti d’Égypte avec un « cadeau égyptien », nommé Agar, Avram affronte la séparation d'avec son neveu Loth, avant d’organiser son sauvetage à la tête d’une petite armée de 318 combattants. La rencontre avec le roi de Shalem permet à Avram d’échanger pain et vin avec ce sacrificateur du « ÉL Très-Haut ». Pour contourner la malédiction de la stérilité de Saraï, les femmes travaillent à la naissance d'Ishmaël qui ne sera pas pour autant l’héritier de la promesse. A l’occasion de l’alliance par la circoncision de tous les mâles, celui qui s’appelle dorénavant Avraham reçoit la promesse d’une descendance par l’annonce de la naissance d’Yitshaq.
 
A la fin de cette parachah, Avraham a 99 ans. Il est la 10e génération après Noah et la 20e après Adam (à la 26ème, valeur numérique du tétragramme YHVH, ce sera Moshéh). Avraham aura 100 ans à la naissance de Yitshaq (Yitshaq) et 160 ans à la naissance de Yaâqov (Yaaqov) son petit-fils. Quand Avraham décédera à 175 ans, Yitshaq (qui a alors 75 ans) et Yaâqov (qui a alors 15 ans) auront pu vivre et méditer ensemble pendant 15 ans …
 
A noter : la parachah Lékh-lekha ne porte qu’une seule mitsvah (commandement), celle relative à la circoncision / milah de la chair. Ce commandement sera répété et repris par Moshéh dans la parachah Tazria (Lévitique 12, 3).
 
A noter également : la gématria / valeur numérique de Lékh lékha est « 100 », comme l’âge d’Avraham à la naissance de son fils. 
Lisons en hébreu le verset introductif (chapitre 12,1) : 
Vayomer YHVH el-Avram : YHVH dit vers Avram Lékh- lekha : va pour toi (pour ton bien) méartsékha : de ton pays oumimoladtékha : et de ta naissance oumibéyt aviykha : et de ta maison paternelle el-ha'aréts aséer aréka : vers le pays que Je t’indiquerai.
« Lèkh-lekha » ou « Va pour toi, vers toi-même, et dans ton intérêt… »
 
«YHVH dit à Avram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai»
 
Nous relevons un premier point susceptible de faire débat : lorsqu’Élohim YHVH appelle Avram à sortir de son pays, il est déjà sorti car il est à Haran et a déjà quitté Our. Mais Avram doit aller plus loin que la seule sortie d’Our et doit quitter également sa parenté qui s’est alors installée dans une autre ville. Ce qui justifie le troisième ordre insistant qui vient parachever le triple arrachement imposé (pays civilisation, ville, famille) : quitte la maison de ton père. Sur ce triple arrachement à lui-même, remarquons que YHVH demande d'abord à Avram de s'arracher de son pays. C'est là un geste assez facile à accomplir, car la notion de pays reste vague et vaste. Puis Élohim lui demande de quitter son lieu de naissance, ce qui est bien plus difficile, car il y a beaucoup d'amis et de souvenirs dans le lieu où l'on est né et où l'on demeure. Enfin, Élohim exige de lui qu'il quitte sa maison familiale, sachant les liens qui l'unissent aux membres de sa famille.
 
Rappelons ensuite que la sortie de Chaldée et plus particulièrement de la ville d’Our s’effectue paradoxalement en famille (qu’il devait quitter…) sur une impulsion du patriarche Térah. C’est pourquoi il est écrit plus loin : « Je suis YHVH qui t’ai fait sortir d’Our des Chaldéens, pour te donner ce pays en possession. »
Il est ici rappelé fermement à Avram que l’arrêt prolongé à Haran s’inscrit dans le cadre d’une sortie avortée, ratée. Sur la route de Kénaan, la famille des patriarches s’installe à Haran et fait « fortune ». Nous en concluons, qu’à Haran, Térah et les siens ont reconstitué le modèle de vie qu’ils devaient pourtant oublier. Ainsi l’appel à sortir n’était pas qu’une proposition « géographique », mais une invitation à un déplacement plus intime, plus profond, plus personnel. C’est pourquoi à l’expression « du lieu de ta naissance » nous préférons « de ta naissance », car nous comprenons qu’une renaissance était l’objet pour Avraham, comme pour tous ceux qui l’ont pour modèle de foi.
 
Lorsque notre Élohim YHVH nous invite à un rendez-vous géographique (de quelques heures, quelques jours ou pour le restant de nos jours), Il nous invite également et essentiellement à un rendez-vous avec nous-mêmes, dans notre intérêt. Pour comprendre le sens de notre vie et accepter notre destin aussi humble soit-il, il nous faut parfois sortir de notre terre, car nous en avons absorbé ses caractéristiques, lesquelles ne sont pas toujours compatibles avec les œuvres que notre Père veut nous confier.
 
Être capables de se séparer de ses anciennes habitudes, de rompre avec toutes les inerties et systèmes de pensées qui pourraient encore nous retenir (nécessités matérielles, habitudes culturelles, contraintes familiales) est essentiel pour répondre à l’exhortation du Seigneur de « sortir » et donc de « rejoindre ». « Quitte ton pays…et je ferai de toi une grande nation ! » : Avraham n'a mérité d'avoir des enfants et une descendance nombreuse qu'après avoir accepté de « s’arracher ». A l’obéissance, Élohim YHVH répond par la bénédiction, en donnant au-delà de ce que le cœur désire. 
 
Paradoxe apparent : en obéissant à l’appel d’Élohim, Avram semble aller de difficultés en difficultés. C’est un fait et une constante dans le chemin du croyant. Une nécessité aussi pour affiner foi et engagement dans les œuvres. Est-ce à dire que lorsqu'on est au service d’Élohim on n'a pas le droit de jouir de la sécurité, de la quiétude, du bien-être ? Après avoir dit, LEKH, YHVH Élohim ajoute : LEKHA, ce qui signifie « pour toi ». « Si tu vas comme Je te le demande, si tu agis selon ma volonté, dit YHVH, ce sera  aussi pour toi » : pour ton bonheur, pour ton épanouissement, pour ta satisfaction. En d’autres termes (prophétiques), « choisis la vie, et tu vivras… ». 
 
La rencontre avec Mélkiy-Tsédeq et le sacerdoce du ÉL Très-Haut
 
A Mamré, Avram ne s’endort pas dans une vie contemplative. Il lève une armée et délivre son parent Loth, emmené captif. Hélas, suite à cette prouesse guerrière, Avram délivre également les gens de Sodome et Gomorrhe. Le roi de Sodome s’avance alors pour soudoyer Avram et vraisemblablement le compromettre : s’interpose alors l’énigmatique Mélkiy-Tsédeq, roi de Shalem pour empêcher ce rapprochement contre-nature, la destruction de ces villes pécheresses étant vraisemblablement déjà programmée.
 
« Quand Avram revint après avoir battu Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome alla à sa rencontre dans la vallée de Shavé (c’est la vallée du Roi).Mélkiy-Tsédeq, roi de Shalem, apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Élohim Très-Haut. Il prononça cette bénédiction : "Béni soit Avram par l’Élohim Très-Haut qui créa ciel et terre, et béni soit Élohim Très-Haut qui a livré tes ennemis entre tes mains." Et Avram lui donna la dîme de tout. » (Genèse 14,17)
 
Avant de recevoir l’alliance d’Elohim et de porter son signe en sa chair circoncise, avant de changer de nom – AvraHam - et de « porter » l’une des lettres du tétragramme YHVH, Avram rencontre MélkiyTsédeq, prêtre de EL Elyon. Roi de Shalem, son nom signifie roi de justice, roi de complétude… et il vient expressément bénir Avram au nom du ÉL Très-Haut. Reconnaissant pour la victoire gagnée par la famille d’Avram, le roi de Shalem offre pain et vin à Avram et reçoit en retour la dîme de tout de la part du patriarche. 
 
Pour le judaïsme, Mélkiy-Tsédeq, roi de Shalem – (qui serait la ville de Yérou-Shalem ?) – est traditionnellement identifié à Shem, fils de Noah. Ce personnage serait dans cette hypothèse donc humain, temporel et sémite par définition. Cette thèse présente l’avantage d’établir un lien de parenté avec Noah et de « judaïser » avant l’heure la ville de Shalem en la positionnant très concrètement dans la sphère d’influence Avrahamique et au-delà de Yaaqov-Israël. Ainsi lit-on dans le Targum de Jérusalem : « Mélkiy-Tsédeq, roi de YérouShalem, est Shem, fils de Noah, qui était grand prêtre du Très-Haut … Le roi juste, lui fils de Noah, roi de YérouShalem, alla rencontrer Avraham et lui donna du pain et du vin. En ce temps là, il pratiquait devant YHVH.»
 
Cette thèse est communément admise par les premiers Pères de l’Église, comme Saint Jérôme qui stipule qu’il s’agissait là de l’opinion générale des Juifs de son temps, relayé en cela par Saint Épiphane témoignant de celle des Samaritains. Cette hypothèse est validée au 16ème siècle par Luther.
 
Qu’en penser ? La thèse rabbinique sur le roi de Shalem, fils de Noah, est certes très avantageuse pour le judaïsme et ses revendications territoriales sur Jérusalem, mais ne semble pas être cohérente avec l’épisode de la ligature d’Yitshaq. En effet, arrivé au Mont Moryah pour réaliser l’acte le plus important dans leur compréhension de la révélation du Élohim unique, Avraham et Yitshaq apparaissent seuls. Où est donc le Roi de Shalem- Jérusalem, Mélkiy-Tsédeq ? Le seul prêtre du TrèsHaut officiant dans ce secteur du monde et roi de la « ville » de surcroît serait-il absent un tel jour ? Il semble ne pas même y avoir de ville sur cette montagne qu’Avraham a cherchée pendant trois jours. La part de mystère demeure donc sur ce personnage. 
 
Ce que nous tenons pour vrai : Avraham reçoit de ce messager, qui vient expressément à sa rencontre pour le dissuader d’une alliance avec le roi de Sodome, « une lettre de mission » qui doit conduire sa famille, son peuple et les nations à accepter à terme une forme authentique de prêtrise. L’annonce d’une telle prêtrise à venir est confiée au patriarche pour qu’il y veille, la porte et la garde. Il doit permettre par sa foi et son obéissance la réalisation de cette annonce prophétique et la révélation au monde de cette prêtrise d’El Elyon, basée sur le partage du pain et du vin : une prêtrise à la manière du « roi de justice, roi de paix » et réalisée 2000 ans plus tard par Yéshoua.
 
Ainsi, avant même l’élection d’Israël d’entre tous les peuples au pied du mont Horev et l’institution du service au Mishkan/Tabernacle, Avram reçoit la révélation du Salut (Yéshoua) et communie à travers le pain et le vin. Mélkiy-Tsédeq apparaît dès lors comme prophète, sachant et connaissant l’aboutissement de l’Histoire mouvementée d’Israël, non encore né. Il est en soi le début et la fin d’une histoire confiée à Avram et que ce dernier doit s’efforcer de déployer. Ainsi pourrions-nous aussi mieux comprendre les phrases énigmatiques de notre Seigneur Yéshoua concernant Avraham dans l’évangile de Jean, 
« Avant qu’Avraham fût, je suis » et « Avraham a vu mon jour ».
 
L’Alliance entre les morceaux et en la chair, une réparation nécessaire

Suite à la révélation de ce modèle sacerdotal supérieur, comment appréhender le sacrifice d’animaux commandé pour la première fois en ce qui concerne Avraham dans la suite du récit ? « Après ces événements [rencontre avec Mélkiy-Tsédeq], la parole de YHVH fut adressée à Avram, dans une vision : Ne crains pas, Avram ! Je suis ton bouclier… » et « Comme le soleil allait se coucher, une torpeur tomba sur Avram et voici qu’un grand effroi le saisit. »
 
« Ne crains pas » et « un grand effroi le saisit » : Avram a peur … peur de ne pas avoir d’héritier et de descendance. Les promesses de son Élohim seraient-elles vaines ? A l’occasion d’un sacrifice animal / qorban, Élohim YHVH donne à Avram la possibilité de se rapprocher et de conclure une alliance avec Lui. Le rapprochement est opéré au plus fort des ténèbres alors qu’Avram se remet à douter en prenant connaissance des siècles d’esclavage promis à sa descendance non encore existante !
 
Après avoir partagé pain et vin avec le sacrificateur du Très-Haut et ainsi avoir vu « le jour du Mashiah », Avram – en proie à ses peurs et ses doutes comme tout humain – est contraint de se « rapprocher » au plus près de son Élohim au travers d’un sacrifice animal, à la manière d’Abel le juste. Le sacrifice animal, devenu un temps nécessaire pour rapprocher la créature de son Créateur, prend provisoirement la place de la prêtrise à la manière du « Roi de Justice », Mélkiy-Tsédeq ; un titre que nous attribuons également à Yéshoua.
 
« Saraï dit à Avram : Vois, je te prie: YHVH n’a pas permis que j’enfante. Va donc vers ma servante. Peut-être obtiendrai-je par elle des enfants. Et Avram écouta la voix de Saraï. »
 
Après la bénédiction du roi de justice par le pain et le vin, après la confirmation de cette bénédiction par l’alliance entre les morceaux de chair animale, Avram va écouter les plans de sa femme et se laisser submerger par ses doutes. Le rapprochement souhaité par le Créateur se transforme dès lors en éloignement. Après la naissance « artificielle » d’Ishmaël s’ensuit un silence d’Élohim de 13 années.
 
« Avram avait quatre-vingt-six ans quand Agar le fit père d’Ishmaël. Lorsqu’Avram eut atteint quatrevingt-dix-neuf ans, YHVH lui apparut et lui dit : Je suis El Shaddaï, marche en ma présence et sois parfait. J’institue mon alliance entre moi et toi, et je t’accroîtrai extrêmement. Et Avram tomba la face contre terre. » (Genèse 16,16)
 
A cet endroit précis du récit biblique, est instituée la mitsvah de la circoncision pour tous mâles de la maison Avrahamique. Après l’alliance « entre les morceaux d’animaux», Avraham doit accepter une nouvelle alliance « entre les morceaux de sa propre chair ». Dès lors, le rapprochement avec le Créateur s’opère par un signe visible quotidiennement et au plus près de l’intimité de l’homme. Faudrat-il aller encore plus loin pour que l’homme retrouve le chemin de la Maison du Père et que son péché soit couvert ?
La réponse à cette question sera donnée 2000 ans plus tard. Car l’épisode de la ligature d’Yitshaq nous montre qu’il n’appartient pas à l’homme de pourvoir au sacrifice comme l’y invitent les religions des faux dieux. Le sacrifice d’un homme pêcheur ne serait, par ailleurs, d’aucune utilité car non agréé par l’Élohim pleinement Saint. L’homme est plus sobrement appelé à exercer la prêtrise à la manière de Mélkiy-Tsédeq, en prenant acte et en acceptant par foi d’être au bénéfice du sacrifice de l’Adon Yéshoua, lequel transcende sans dénaturer circoncision et sacrifices d’animaux, à considérer comme des étapes pédagogiques nécessaires dans le long processus de retour. Ce que devait avoir bien compris Avraham ; ce en quoi son mérite est plus grand, lui qui est qualifié « d’ami d’Élohim YHVH ».
 
Avraham et Noah, des araméens greffés sur un Israël à venir…comme nous ?  
 
La parachah Lékh-Lekha suit la parachah Noah : interrogeons-nous sur la notion de Tsadiq /Juste, posée par la tradition. Quelle différence y-a-t-il entre Noah et Avraham sur ce plan ? 
 
La première occurrence du terme tsadiq apparait à propos de Noah. Conclusion partagée par tous les commentateurs : en dehors d’Israël, il y a donc des tsadiqim car Noah ancêtre d’Avraham l’araméen n’est pas Israélite. 
A ce propos, il faut rappeler qu’Avraham et Yitshaq eux-mêmes ne sont pas Israélites.
C’est lorsque Yaaqov devient Israël qu’à postériori Yitshaq et Avraham font partie d’Israël : comme greffés sur un collectif encore à venir ! Cette intuition du judaïsme ne contredit en rien la thèse paulinienne de la greffe selon romains 11.
La greffe des goïm sur le collectif Israël peut s’entendre comme une greffe sur un collectif déjà existant … mais elle peut également s’entendre comme une greffe sur un Israël recomposé et encore à venir. Car lorsque le rabbi Shaoul de Tarse (Paul) pose les fondamentaux de la thèse de la greffe, Israël  est réduit à la seule composante de Juda.
Or, Paul n’est pas sans ignorer les prophéties relatives aux deux maisons d’Israël et ne présente pas la greffe des croyants des nations sur Juda mais sur Israël : il parle donc d’un Israël encore à venir, disparu, mais qui sera en son temps, recomposé. (Voir le dernier recensement en Apocalypse 7) 
C’est ainsi qu’il faut considérer toute la préface historique depuis le 1er homme (Adam) jusqu’au moment où Yaaqov reçoit le nom Israël :

Noah, Avraham, Yitshaq nous conduisent dans l'alliance d'Israel (Lutteur d'Elohim) pas à une autre alliance de remplacement:
Noah, Avraham, Yitshaq sont habilités à être des « amis, prêtres, justes, lutteurs d’Élohim » dans la mesure où, a postériori, ils ont mené à Yaaqov. S’ils n’avaient pas mené à Yaaqov, comment aurait-on parlé d’eux en dehors du collectif Israël ? 
L’espace-temps n’étant qu’une dimension de plus pour Élohim, Il lui est aisé de greffer sur Yaaqov Israël tous ceux qui vécurent avant…et tous ceux qui vivront après. Ainsi qu’il est précisé en Deutéronome 29,14 : 
« Tu vas entrer dans l’alliance de YHVH, ton Élohim, avec le serment qu’il a fait, et que YHVH, ton Élohim, conclut aujourd’hui avec toi,   afin de t’établir aujourd’hui pour son peuple et d’être lui-même ton Élohim, comme il te l’a dit, et comme il l’a juré à tes pères, Avraham, Yitshaq et Yaaqov.  Ce n’est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance avec serment, mais c’est avec ceux qui sont ici parmi nous, présents aujourd’hui devant YHVH, notre Élohim, et avec ceux qui ne sont point ici parmi nous aujourd’hui… » 
Paul nous parle de cette dimension supplémentaire qui échappe à l’entendement humain lorsqu’il déclare aux Éphésiens, chapitre 3:18 : 
 
Jérémie 31:31 Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, 32Non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d'Egypte, Alliance qu'ils ont violée, Quoique je fusse leur maître, dit l'Eternel.…
Hébreux 8:8 Car c'est avec l'expression d'un blâme que le Seigneur dit à Israël: Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

Hébreux 10:16 Voici l'alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute:


« Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur, vous connaîtrez l’amour du Messie qui surpasse toute connaissance… » 
 
Aux 3 dimensions usuelles, Paul en ajoute une 4ème qu’il nomme Profondeur (le mot espace-temps n’existe pas encore !) et de conclure que pour comprendre l’amour divin, il nous faut envisager cette dimension supplémentaire. Ce que le judaïsme a intuitivement accepté de faire, en considérant que le passé et le futur peuvent se rencontrer en un point précis de l’Histoire où Élohim s’invite dans l’univers matériel et décide de faire alliance ; en l’occurrence, au pied du Mont Horev. 
 
Notons s’agissant de ces deux justes (Noah et Avraham) que YHVH Élohim s’adresse à Avraham en disant : « marche devant Moi » alors que pour Noah, il est précisé que ce dernier « marchait à côté d’Élohim ». Une hiérarchie semble s’instaurer entre ces deux justes. En effet, le « marche devant Moi » est plutôt lu et compris comme « Annonce-Moi ! ». Comme faisaient les hérauts des rois.
 
Est-ce là le secret et le mérite d’Avraham avinou père de la foi ? Il a été choisi pour témoigner de la Torah parce qu’il a été capable d’imaginer la Torah avant même qu’elle soit révélée. Pour nous, les choses sont réputées plus simples car la Torah écrite existe et elle nous fut expliquée par Celui qui est la Parole d’Élohim. Nous n’avons pas, comme Avraham à l’imaginer, à la deviner, mais à la suivre … sans en inventer une autre, car pour nous, arrivés à la fin, la Parole fut faite chair !
 
L’ordre que Yéshoua donnait à ses disciples fut : 
“Puis il leur dit : Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création.” (Marc 16:15)
 
Shabbat shalom véshavoua tov

PAR BLOG KEHILA VU PAR OMADI Samuel

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