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PARACHAH (Parole de la semaine) : « VAYYETSE » (Il sortit)

 

 

 


PARACHAH : « VAYYETSE » (Il [Yaaqov] sortit)
 
Lectures :
 Parachah :  Bérèchiyth /Genèse 28 :10 à 32 :3
Haphtarah :  Hoshéa/Osée 11 :7 à 14 :10
Bérith Hadachah :  Qorinthiym B/2 Corinthiens 5 :11 à 6 :2
 
  Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.        Préambule 
 
Cette lecture est caractérisée par sa longueur (près de 5 chapitres) et de multiples épisodes et sous-épisodes ; notamment  : l’échelle de Yaaqov, Yaaqov rencontre Rahel au puits, mariages de Yaaqov avec Léah et Rahel, rivalité entre Rahel et Léah, travail et prospérité de Yaaqov, la fuite de Yaaqov de chez Lavan suivie de la confrontation entre Yaaqov et Lavan, puis l’alliance entre Yaaqov et Lavan.
 

 


Durant ces vingt années, les servantes et Léah enfantent à Yaaqov dix fils et une fille avant que Rahel conçoive enfin Yossef aux termes d’une stérilité qui caractérise étonnamment toutes les matriarches (ce qui signifie qu’Élohim seul décide et non « la déesse et mère nature »). Notons que la naissance de Yossef se situe au centre, au cœur même de cette parachah et que Yaaqov porte déjà en sa semence une autre caractéristique du Mashiah. 
 
Après être sorti et s’être arraché avec violence de Béer-Shéva pour trouver femme en dehors de Kénaan et échapper à la colère de son frère Éssav, Yaaqov peut se préparer au retour de l’exil forcé et envisager les retrouvailles redoutées avec celui qui n’est plus le frère ainé, celui du droit d’aînesse. 
 
En préambule, notons que cette parachah traite à nouveau du thème de « la sortie », de l’exil forcé, de la fuite, et de la nécessité de « s’arracher » parfois pour mieux se ressourcer et apprécier plus nettement la volonté divine. 
 
Dans la parachah précédente, Yaaqov était celui qui étudiait tranquillement « sous la tente » les lois et enseignements transmis par la lignée de Shém, Ever, Avraham, et Yitshaq son père. Or, son destin était de devenir un soldat, un combattant avec El, un Isra-EL. 
 
Dès lors, les évènements l’arrachent à son quotidien privilégié et protégé par une mère protectrice, aux aguets et prompte à aider le bon sens prophétique. En effet, Yaaqov doit apprendre, seul, à devenir Israël et il ne peut le faire sous la menace de son frère, en prenant des femmes parmi les cananéennes, et en se contentant de rester sous sa tente…car telle n’était pas TOUTE sa vocation.
 
D’où le titre de cette parachah : « Il sortit… » dans le sens très Avrahamique de : « il quitta » et dans un écho prophétique évident à « quittez, sortez du milieu d’elle …» non pas que son clan ne soit pas saint, mais il est également dit « que nul n’est prophète en son pays ».  
 
C’est ainsi qu’il est précisé dès le premier verset de cette lecture que Yaaqov « sortit » de Béer Shéva, alors que la Torah aurait pu se contenter du très explicite « alla vers Haran ».  Ces expressions prouvent que Yaaqov s’arrache avec violence et avec incompréhension à son milieu dont il est censé hériter par la bénédiction d’Yitshaq son père. Or, nous savons que dans la parachah suivante toutes choses seront expliquées et dévoilées : ce n’est pas Yaaqov-l’étudiant modèle qui doit hériter du rôle messianique (via le droit d’ainesse qui fatiguait et que délaissait Éssav), mais Israël le soldat combattant. 
 
Dès lors, nous savons que la longue marche vers le Royaume ne sera pas une entreprise intellectuelle, et donc purement humaine, mais une longue guerre - souvent fratricide - contre toutes les forces adverses (y compris dans les lieux supérieurs) qui ne veulent pas de ce modèle messianique. C’est aussi par ces deux phases de la vie de Yaaqov-Israël que nous apprenons que l’étude n’est pas incompatible avec les œuvres et le combat pour le Royaume, mais que l’étude et la prière précèdent toujours l’engagement au combat.   Le rêve ou l’action ? Le rêve et l’action ! 
 
Dans son rêve, Yaaqov distingue clairement une échelle. Avant même l’invention de la psychanalyse freudienne (donc une science très juive !) et la récupération maçonnique de cette thématique, la tradition en a déduit qu'il y avait plusieurs degrés pour avancer, s’approcher et réussir à appréhender le plan d’Elohim, pour le collectif à l’échelle de l’Histoire comme pour nous-mêmes à l’échelle de nos courtes vies. 
 
Genèse 28 :10-12 : « Yaaqov partit de Béer-Shéva et s’en alla à Haran. Il arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre dont il fit son chevet … Il eut un songe. Et voici une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait au ciel. Et voici les anges d’Élohim montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, YHVH se tenait au-dessus d’elle. »
 
Par ces versets nous apprenons que Yaaqov, père d’Israël et bientôt de tous les Israélites greffés, est également un homme d’actions et de décisions. Après avoir médité de longues années sous la tente, Yaaqov est contraint d’agir pour sauver sa vie et trouver sa « vraie vie ». 
 
Sous l’inspiration de sa mère, Rivqah (Rebecca), Yaaqov se rend donc chez son oncle Lavan, descendant direct de la famille Abrahamique, mais païen idolâtre. Rivqah fait pour Yaaqov ce qu’Avraham avait fait pour Yitshaq. Elle lui révèle que son rôle messianique, lié à son droit d’ainesse, est aussi de greffer, de regreffer, les « brebis perdues » de la maison d’Avraham, notre ancêtre en la foi.
 
Mais là où Yitshaq ne reçut pas la permission de quitter « le sanctuaire » et vit confier cette mission à hauts risques au serviteur de son père (Eliézer, bien que non nommé explicitement !), Yaaqov va devoir assurer le travail lui-même et vivre dangereusement en exil. 
 
En ce sens, sa vocation messianique prend une dimension supplémentaire par rapport à la vocation purement sacerdotale de son père (en sa qualité de fils premier-né destiné à être sacrifié). 
 
Notons à ce titre que l’Adon Yéshoua réalisera l’ensemble de ces dimensions messianiques parfois différentes des patriarches … Mais cela relève d’un autre développement. 

Revenons à Yaaqov. Ce qu’il doit faire, il le fait sans tarder. Il se lève de bon matin et ne s’arrête qu’à la nuit tombée avant de reprendre sa route (ce qui précise qu’il n’était pas arrivé à destination en une seule journée). 
 
Nous apprenons ainsi que même en situation de faiblesse, voire de détresse, nous avons à faire confiance et à réaliser promptement le commandement (mitsvah) d’Élohim. Et de « parcourir la plus grande distance possible », c'est-à-dire de faire tout ce qui peut être fait le jour, car il est dit : « la nuit vient où personne ne peut travailler. » (Jean 9 :4).
 
Chaque commandement accompli obtient sa bénédiction associée. C’est pourquoi, en ces moments de vie dramatique pour Yaaqov, YHVH lui apparaît et lui confie le songe prophétique des degrés où les anges (Mélakhim) montent et descendent unissant la terre au ciel et le ciel à la terre. Et YHVH se tient au-dessus des degrés (échelle ou escalier), donc au-dessus de Yaaqov en lui parlant directement. 
 
Yaaqov obtient par ce procédé la promesse que sa destinée soit liée directement à l’Élohim de ses pères et que les anges ne soient que des messagers dans cette relation. Le seul et unique Élohim à invoquer est Celui qui lui parle directement dans ce songe. Yaaqov ne dépendra pas des anges ainsi qu’il est dit au Psaume 91 : « Il ordonnera à ses anges de te garder sur tes chemins ». 
 
Élohim bénira alors Yaaqov de la bénédiction donnée à Avraham. La bénédiction est totale car il est dit à Yaaqov, père d’Israël, que sa postérité possédera la terre (Erets) et les familles de la terre, les nations, seront bénies par l’action messianique physique et spirituelle d’Israël. 
 
Genèse 28 :15 : « Voici je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point que je n’aie exécuté ce que je te dis. » 
 
Il faut également noter que - étrangement - les anges commencent par monter sur cette échelle avant d’en redescendre alors qu’il serait plus naturel, vu leur statut, de les voir commencer par descendre avant de remonter1 ? 
 
La Torah explique que Yaaqov a compris que le projet messianique ne consiste pas pour l’homme à se hisser par la force jusqu’à la demeure (Temple) d’Élohim : ce projet est celui de Babel ! La promesse que porte en lui Yaaqov-Israël est qu’aux temps du Mashiah cieux et terre seront unis dans le cadre d’un Royaume messianique et que cette « porte des cieux » a vocation à rester ouverte constamment. En effet, s’il était écrit que les anges « descendaient puis remontaient », le risque serait grand qu’ils ne redescendent plus dans le cadre de ce qui deviendrait alors un « aller-retour unique ».  Mais il est écrit que « les anges montaient puis (re)descendaient… » ce qui sous-entend qu’ils doivent bien « remonter », en actionnant alors un nouveau cycle ou « aller-retour », etc.
 
Cette vision de Yaaqov exclut la pensée de rébellion exprimée par la génération de Babel : un mouvement unique et ascendant de la part de l’homme. Le mouvement de « descente de l’échelle des messagers d’Élohim » signifie que l’homme accepte l’autorité divine pour pouvoir ensuite lui-même s’élever à Son invitation. 
 
                                                 Ce qui est également cohérent avec l’enseignement de Yéshoua qui stipule : « Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. (Jean 3:13). Le verbe « monter » est positionné avant le verbe « descendre ». Même si paradoxalement ne peuvent « monter » que ceux qui sont préalablement « descendus »…ce qui est valable pour chaque « fils d’Élohim » et authentifie ainsi la « part divine » de chaque être !
 
Cette action de « montée et descente » peut également nous faire penser à Moshéh, lorsqu’à moult reprises, il montait puis redescendait du Sinaï, en sa qualité d’intermédiaire et « de messager porteur d’une bonne nouvelle». 
 
Genèse 28 :17 : « Il eut peur et dit : que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison d’Élohim, c’est ici la porte des cieux ! ». 
 
Yaaqov eut peur, conscient de la grandeur de l’Élohim d’Avraham et d’Yitshaq, ses pères, et de la grandeur et gravité de sa propre destinée. C’est ici, dit-il, la maison d’Élohim, Beth-El, Maison de El. Yaaqov prit la pierre (Évén Chétiyah), la pierre du fondement et l’oignit d’huile. Il dit : c’est ici la porte des cieux (Chaar haChamayim).
 
Des pierres, une pierre, la Pierre…
 
Il est enseigné par le judaïsme que l’échelle symbolise les degrés du Temple. Ceux qui montent et descendent les degrés sont les kohanim (les prêtres) qui offrent des sacrifices dans le Temple - Beth-El, la maison d’Élohim - et qui ont accès, par la sainteté du sacerdoce, à la porte des cieux. 
 
Il est proposé bien d’autres interprétations du songe de Yaaqov par le judaïsme, mais nous avons, en notre qualité de disciples de Yéshoua haMashiah, inscrits au bénéfice de l’Alliance renouvelée, à éclairer le songe de Yaaqov par une autre lumière. 
 
Genèse 28,11 et 28,18 : « …Il prit une des pierres du lieu, la mit sous sa tête et dormit en ce lieu…il prit LA pierre qui lui avait servi de chevet, il la dressa comme une stèle et répandit de l’huile sur son sommet… » 
 
Ces versets nous apprennent que le songe de Yaaqov se transcende et se révèle pleinement en Celui qui est Torah et Parole : Yéshoua. Nous apprenons ainsi que la pierre ointe d’huile par Yaaqov est Yéshoua Lui-même : « pierre angulaire de l’édifice, bien coordonné qui s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur » (Ephésiens 2 :20-22).
 
En effet, Yéshoua fait explicitement référence à cette parachah «vayyetsé » en mentionnant les cieux ouverts (porte du ciel !) et le mouvement continu des messagers d’Élohim audessus du Fils de l’homme …
 
Yohanân/Jean 1 :51 : « Et Yéshoua dit : en vérité en vérité vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges d’Élohim monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
 
Parle-t-il ici de Yaaqov en s’apparentant lui-même au patriarche ? Un indice : notre Seigneur nous dit par ailleurs que, contrairement à Yaaqov, Il n’a pas où [pas même une pierre !] pour reposer sa tête. 
 
Matthieu 8,20 : «…mais le fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête »
 
Une seule solution possible : si le Fils de l’homme n’était pas Yaaqov, alors Il était LA pierre (symbole) qui soutenait sa tête … et au-dessus de Lui était ouverte la porte des cieux !   Yaaqov a oint d’huile cette pierre, littéralement, il l’a messiée. Nous apprenons ici que la porte des cieux – Chaar haChamayim – c’est Lui, notre Adôn Yéshoua, qui a ouvert le Saint des Saints, où les rachetés par le Sang du Mashiah « entrent et sortent » pour exercer leur sacerdoce sur terre. 
 
La tradition n’a pas manqué de soulever le paradoxe apparent entre « les pierres » (verset 11) que prend Yaaqov avant la nuit et « LA pierre » (verset 18) qu’il dresse après la nuit.
 
Il est intéressant de noter ici un des commentaires traditionnels qui répond à ce paradoxe apparent de la Torah : Yaaqov, surpris par la nuit, aurait choisi 12 pierres pour ériger un abri contre les animaux nocturnes et protéger ainsi son sommeil. Mais les 12 pierres se disputèrent le droit de soutenir la tête du « juste ». Alors le Saint Béni Soit-il intervient pour faire cesser la dispute des pierres. A l’issue de cette nuit, les 12 pierres avaient fusionnées pour n’en faire qu’une (ceci est bien évidemment une illustration imaginaire métaphorique pour permettre un enseignement). 
 
Un enseignement, certes d’obédience midrashique, qui présente l’intérêt d’introduire prophétiquement le thème des 12 pierres de l’autel de Yéhoshoua (Josué), les 12 pierres de l’autel d’Eliyahou (Élie), puis des 12 pierres vivantes que choisira Yéshoua. Toutes différentes, mais toutes unies et disposées en bon ordre sur le pectoral du Kohen Gadol (Grand Sacrificateur). 
 
Et Yaaqov poursuit son vœu prophétique qui résonne dans nos têtes de disciples de  Yéshoua de façon magistrale : « cette pierre que j’ai érigée en stèle sera une maison d’Élohim ». 
 
Plus tard, le Mashiah ne dira-t-Il pas la même chose, ne fera-t-Il pas le même vœu, en parlant avec les mêmes mots au premier d’entre les 12, à Shimon renommé Pierre ? (sur cette pierre, je construirai ma qéhiyllah). 
 
Mieux, en construisant « la maison du Père et du Fils » sur cette pierre vivante, Yéshoua REALISE le vœu de Yaaqov. Lui qui n’a rien aboli de la Torah, mais qui l’a emmené à la perfection … y compris donc les vœux des patriarches qui ne peuvent rester sans suite et inaccomplis car « Sa parole ne revient pas sans effet ». 
 
Isaïe 55:11 ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission.
 
 PAR BLOG KEHILA VU PAR OMADI Samuel le messager.


Shabbat shalom vé shavoua tov. 

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