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PARACHAH : « BO » (Viens, souvent traduit Va)

PARACHAH : « BO » (Viens, souvent traduit Va) 

 

Shabbat 20 janvier 2018 Commentaire de 2012 (01/02/2017 21:46 chez les messagers)

 

 

Lectures : 

 

Parachah : Chémoth/Exode 10 :1 à 13 :16

Haftarah : Yirméyahou/Jérémie 46 :13 à 28

Bérith Hadachah : Yaïr/Luc 21 :20 à 36

 

Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.

Résumé de la Parachah

 

Après les 7 premiers fléaux, Élohim invite Moshéh et Aharon à déclencher les trois suivants : à savoir les criquets, les ténèbres et la mort des premiers-nés. Après l’extermination des premiers-nés au milieu de la nuit, Pharaon décrète l’expulsion des Hébreux, lesquels partent avec de riches cadeaux d’Égypte.

 

YHVH prescrit aux enfants d’Israël de compter ce mois, le mois de l’Aviv (qui fut malencontreusement renommé Nissan après le retour de la captivité de Babylone) comme premier des mois de l’année. Le 14 de ce mois d’Aviv est institué comme Péssah Pâque et de nombreux hommes de la maison d’Israël sont épargnés grâce au sang déposé sur les linteaux de leurs portes. Geste qu’ils font par obéissance : c’est le premier séder de l’histoire (Seder= repas de Péssah).

 

Cette parachah est celle du combat décisif de YHVH contre les puissances spirituelles et séculaires de Mitsraïm/Égypte. Pharaon est vaincu, le pays dévasté, le panthéon des faux dieux réduit au néant, à l’impuissance. En effet, il n’a pas échappé à Pharaon et à ses prêtres magiciens que les jugements de YHVH se sont abattus sur l’ensemble des attributs idolâtres de l’Égypte, dans lesquels ils se confient : le Nil, la terre, ses produits, les animaux, l’homme pharaon, le soleil, la « lune pleine » symbole de l’œil du dieu Horus qui assiste impuissant à la mort des premiers-nés dont l’héritier de Pharaon.

 

Cette parachah est aussi celle de l’unification et de la libération de ceux de la maison d’Israël et de leurs « greffés » qui redécouvrent les promesses et la puissance de l’Élohim des patriarches : « Je suis YHVH Ton Élohim, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave.» (Exode 20 :2)

 

Préambule

 

« Viens » ou « Va » ! Le titre de notre section hebdomadaire porte en soi déjà débat : essayons de réconcilier tous les traducteurs et experts hébraïsants en proposant une lecture moins sémantique et plus symbolique de ce terme. Si le « Va », traditionnellement retenu par la majorité des traductions, semble devoir céder plus justement sa place à un « Viens », peut-être devrions-nous en conclure qu’en envoyant Moshéh affronter Pharaon, hwhy invite Moshéh à se rapprocher de Lui. Ce n’est qu’en confondant ce qui est faux que nous pouvons découvrir ce qui est vrai. Ce n’est qu’en acceptant d’affronter ce qui nous fait peur et redoutons chez l’autre que nous découvrons en Lui la réalité et le lieu de notre force.

 

Moshéh n’aurait-il pas préféré se sauver d’Égypte, discrètement, en pleine nuit et sans en référer à

Pharaon ? Demande-t-on l’autorisation pour se sauver ? La démonstration de force que YHVH a souhaitée pour libérer son peuple de Mitsraïm ne s’accommodait pas d’une vulgaire fuite de malfaiteurs : «car c’est d’une main puissante que YHVH t’a fait sortir d’Égypte. » (Exode 13:9).Il fallut également la foi et le courage des deux témoins d’Élohim (Moshéh et Aharon) pour que se réalise aux yeux de toute l’Égypte, non pas la fuite, mais la spectaculaire libération de toute la maison d’Israël et de ceux qui s’y sont associés.

 

Ne pas craindre d’affronter l’adversaire, c’est aussi se rapprocher d’Élohim en laissant Sa puissance agir et en faisant taire nos peurs. Notre Adon Yéshoua n’a pas dit autre chose en déclarant : « Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups » (Luc 10:3).

 

Les jugements et les sorties des Israélites et des non Israélites

 

« Le Seigneur de l’univers, Élohim d’Israël, annonce: Je vais agir contre Amon, le dieu de la ville de Thèbes, contre l’Égypte, ses dieux et ses rois, contre le Pharaon et contre ceux qui comptent sur lui. » (Jérémie 46:25)

 

La terre d’Égypte et sa fertilité, personnifiées par Isis la mère nature, sont frappées en deux temps. En effet, la 8ème plaie parachève la 7ème en finissant de détruire les céréales et fruits qui avaient été épargnés par la grêle. Une précision qui n’est pas sans importance, car l’orge était en épis et fut détruit par la grêle alors que les autres céréales encore vertes furent détruites par les sauterelles. Il n’y a aucun hasard dans le récit de la libération d’Égypte, tous les détails sont retranscrits pour notre édification. Notons également qu’il y a possibilité de repentance et une pause dans la colère divine à compter de cette 7ème plaie. Cette remarque n’est pas sans importance en considérant les 7 coupes de colère de l’Apocalypse, qui ne sont pas suivies par des 8ème, 9ème et 10ème coupes. La 7ème coupe de l’Apocalypse reproduit à l’identique le fléau de type « grêle ».

 

Cette plaie en deux temps est donc un avertissement pour Pharaon : il est encore temps d’obéir et de ne pas hypothéquer l’avenir du peuple égyptien en garantissant les récoltes des céréales non détruites par la grêle. Conscient de la menace, Pharaon accède à la demande de Moshéh et concède une autorisation de sortie aux seuls hommes d’Israël. En interdisant aux femmes, aux enfants et au bétail de quitter le territoire, la concession de Pharaon n’est qu’une ruse et il provoque lui-même l’accomplissement de la 8ème plaie.

 

Le dieu soleil (Râ, Ré, Amon-Râ, Amon-Ré, etc.) est frappé à son tour à l’occasion de la 9ème plaie : 3 jours de ténèbres sans pouvoir bouger ni travailler. Du fond de ces ténèbres, à l’instar de Jonas ou de l’Adon Yéshoua, les enfants d’Israël restent dans la lumière. Ceux de la maison d’Israël ont ils vécu ces 3 jours sereinement? Vraisemblablement, ils se sont abstenus également de vaquer à leurs obligations quotidiennes et ont contemplé la puissance d’Élohim et médité sur la protection dont ils bénéficiaient. A l’issue de cette 9ème confrontation, les femmes et les enfants sont autorisés à suivre les hommes au désert. Une ruse de plus de Pharaon qui sait que sans bétail ce peuple nombreux n’a pas d’avenir.

 

« Alors Moshéh dit : Ainsi parle YHVH: Vers le milieu de la nuit je parcourrai l’Égypte» (Exode 11:4 selon Bible de Jérusalem, d’autres versions préfèrent « vers MINUIT »).

 

Le dieu Horus- fils d’Isis et d’Osiris - est symbolisé par la lune en Égypte : son œil fut arraché par son frère Seth et la renaissance à chaque cycle lunaire de la lune - pleine - symbolise sa suprématie et son pouvoir régénérateur. L’œil d’Horus est notamment encore présent de nos jours sur le billet de 1 dollar. Par opposition, l’Élohim d’Israël commande de fêter l’absence de lune comme étape de recommencement et de renouveau du mois.

 

Rappelons en effet que la lune n’éclaire pas la nuit de façon directe mais brille parce qu’elle est elle-même éclairée par réverbération de la lumière de l’autre astre. Ce « déguisement de lumière » sied au faux dieu Horus qui assiste impuissant, et « l’œil grand ouvert sur ceux qu’il devait protéger », à l’extermination des premiers-nés d’Égypte. Voilà un dernier dieu de défait !

 

 

Ceux d’Israël -et notamment les premiers-nés de chacune des familles de Jacob - furent au bénéfice du sang de l’agneau que chacun s’évertua à apposer sur les linteaux de sa porte. Tous n’étaient pas en Égypte sous les fardeaux. Certains étaient bien insérés, riches et estimés des Égyptiens comme le stipule sans ambiguïté Exode 11 : 2-3. L’erreur serait de voir cette sortie d'Égypte comme un scénario mythique de film hollywoodien.

 

Nous devons à ce titre noter et expliquer une réalité souvent escamotée : l’Israël de Moshéh plongé en Égypte a vu et a vécu les fléaux. Les 600.000 hommes rescapés de l’esclavage n’ont pas été « enlevés » au désert ou ailleurs, mais ils restèrent en Égypte, sous haute protection -notamment celle du sang - et vécurent toutes les plaies. La puissance de YHVH consista à les mettre à l’abri mais en aucun cas à les retirer du champ de bataille. Bien au contraire, avertis et exhortés par Moshéh et Aharon, ils devaient être occupés à PRIER et à accompagner l’action des anges d’Élohim. Des foyers de non Israélites furent au bénéfice de ces prières car, vivants malgré les 10 plaies, ils sortirent d’Égypte et se greffèrent sur ceux de Jacob, avec l’assentiment d’Élohim.

 

Exode 12:38 selon différentes traductions : « Tout un ramassis de gens monta avec eux…Une foule nombreuse et composite se joignit à eux…Beaucoup d’autres gens partent avec eux…Un grand nombre d’étrangers montèrent aussi avec eux…Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux…Une foule mêlée monta avec eux…et aussi un grand amas de gens monta avec eux…Une foule de gens d’origines diverses partirent en même temps qu’eux, etc. ». 

 

Des commentaires avancent que cette présence étrangère au sein du peuple favorisa l’épisode du veau d’or. Peut-être ces hypothèses sont-elles fondées, mais force est de constater qu’à l’occasion de la révolte de Qorah et des 250 princes d’Israël nulle mention n’est faite de l’influence de ces étrangers qui bénéficièrent de la libération des enfants de Jacob. Rappelons également que toute cette génération rescapée de Mitsraïm doit mourir au désert et seuls Yéhoshoua (Josué) et Kalév (Caleb) ont le droit de passer le Jourdain. Cette composition, a priori hétérogène de la colonne humaine qui quitte l’Égypte en direction de la mer des joncs, est une image de « l’unité malgré tout » que souhaite notre Élohim et de l’universalité de la Torah à venir. Ainsi que le confirme le plus petit des apôtres mais grand parmi les rabbins pharisiens :

 

« Mais quoi? Avons-nous encore, nous Juifs, quelque supériorité ? Absolument pas ! Car nous l’avons déjà établi : tous, Juifs comme Grecs, sont sous l’empire du péché. Comme il est écrit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul. » (Romains 3 :9)

 

Le calendrier d’Élohim contre les calendriers des hommes

 

La parachah BO comporte 9 prescriptions positives et 11 prescriptions négatives. Cette lecture hebdomadaire révèle notamment la première mitsvah (ordre-commandement) donnée en terre égyptienne : ce premier commandement est également le 4ème recensé depuis le début de la Torah. Cette mitsvah est relative au calendrier d’Élohim :

 

« YHVH dit à Moshéh et à Aharon au pays d’Égypte : Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l’année. » (Exode 12 :2)

 

Pouvons-nous faire un lien entre cette 4èmemitsvah et la 4ème« parole » issue des 10 commandements ? Ces deux commandements frappés du chiffre « 4 », et donc de la lettre « d » de « PAROLE » (Davar), renvoient aux temps d’Élohim et au calendrier que le Père a souhaité pour sa Création. Apprendre à distinguer les jours de la semaine, apprendre à distinguer les débuts des mois, apprendre à distinguer le premier de ces mois, pour être en phase avec Élohim, répondre à Ses saintes convocations et marcher avec Lui, à Son rythme.

 

Tout autre rythme nous amènerait à marcher avec quelqu’un d’autre que Lui. Non pas que la compagnie de Jules César, du Pape Grégoire ou de Rabbi Hillel II soit dénuée d’intérêt, mais la compagnie et le respect de ces trois personnages auteurs d’autres calendriers ne remplaceront jamais la pleine présence de YHVH.

 

 

 

« C’est aujourd’hui, au mois des épis, que vous partez d’Égypte. Lorsque YHVH vous aura fait entrer dans le pays…qu’il a promis par serment à vos ancêtres de vous donner, une terre ruisselant de lait et de miel, alors vous observerez cette cérémonie, en ce même mois. » (Exode 13 :4 selon la bible du semeur)

 

Voilà un commandement plutôt simple à respecter, en apparence. Il est également précisé que « cette nuit-là appartient à Élohim », ce qui suppose qu’il n’appartient pas à l’homme d’en disposer à sa bonne convenance.

 

Concomitamment au calendrier, Élohim institue, dans le cadre d’un décret perpétuel, un cérémoniel où apparaissent « sang du sacrifice et pain sans levain ». L’Adon Yéshoua respecta ce commandement toutes les années de sa vie terrestre, à la date exacte. Comment imaginer en effet que l’Agneau et Fils d’Élohim puisse être présenté en sacrifice à une date qui ne fut pas authentique et dans le cadre d’un calendrier détourné par l’homme ?

 

Le Sacerdoce renouvelé dans le « pain et le vin » à la manière de MélkiyTsédeq ayant été institué à Jérusalem à l’occasion de l’entame de cette semaine sainte de Péssah, nous devons être convaincus que « ceux qui gardent les commandements d’Élohim et qui ont la foi en Yéshoua » sont également les garants de cette 4ème mitsvah calendaire, qui renvoie elle-même à la 4ème Parole instituant le Shabbat.

 

Les premiers-nés

 

Le rapport que YHVH semble vouloir entretenir avec les premiers-nés est constant dans la Révélation : ils sont à Lui !

 

Ils sont à Lui ceux d’Égypte qui vont mourir, ils sont à Lui ceux d’Israël qui vont être sauvés et consacrés :

 

« A minuit, YHVH frappa tout premier-né au pays d’Égypte, du premier-né du Pharaon, qui devait s’asseoir sur son trône, au premier-né du captif dans la prison et à tout premier-né du bétail. » (Exode 12 :29) « YHVH transmit ses instructions à Moshéh en ces termes : Consacre-moi tout premier-né qui naîtra parmi les Israélites ; qu’il s’agisse d’un garçon ou d’un animal, il m’appartient. » (Exode 13 :1)

 

Toutefois, notre Élohim- qui a fait l’homme à son image -n’est pas Élohim à exiger de sa créature ce qu’Il ne ferait pas Lui-même. Aussi, a-t-Il accepté de donner son Fils premier-né pour racheter tous les premiers-nés, qu’ils soient Égyptiens ou Israélites, pourvu qu’ils croient en Lui.

 

Ce rapport au premier-né nous interpelle. Déjà, Abraham avait été invité à offrir Yitshaq (Isaac) avant que ce sacrifice ne soit… reporté (« Élohim pour-voira »).

 

Le Pharaon précédent - malignement alerté - avait tenté de faire disparaitre l’enfant Moshéh, en tuant tous les mâles hébreux de sa génération. Les mâles égyptiens de la génération suivante payèrent un lourd tribut pour annuler la fâcheuse décision de leur aïeul et ancien maître. Nous devons en conclure que tous, hébreux comme égyptiens, appartiennent à Élohim.

 

Tel est le message que doivent percevoir les survivants de cette nuit d’extermination : tous appartiennent à Élohim qui seul décide. Comme le prouve le texte de la haftarah de Jérémie en liaison avec cette parachah, Élohim n’est pas que l’Élohim des « bons » mais également l’Élohim des « méchants ». Ainsi, se jouera-t-Il à nouveau des égyptiens vers l’an -600 en leur envoyant Nabuchodonosor, un autre ennemi, alors qu’Israël avait de nouveau fait alliance avec l’Égypte.

 

Les premiers-nés des hébreux valent-ils plus que les premiers-nés des égyptiens aux yeux d’Élohim ? D’un point de vue moral, cette question est insupportable. Le message de notre Père est donc différent.

 

 

Le premier-né représentait l’héritage et la continuité de l’espèce, du clan, de la famille et de son nom. En langage moderne et économique, il était le garant du patrimoine et de l’autorité acquise au cours de plusieurs vies. Dans l’antiquité, l’ainé était la promesse de la bonne transmission d’un pouvoir temporel âprement défendu, il était également promu à la qualité de sacrificateur, voire même de sacrifié !

 

En cassant cette mécanique et cette programmation sociale, Élohim- le Père - veut dire à sa Création qu’Il est le seul Père et seul détendeur de l’autorité. Tous les fils premiers-nés, morts ou vivants, Lui appartiennent.

 

Jugements sur Jérusalem d’abord, sur les nations ensuite.

 

« Ils [les habitants de Judée] seront tués par l’épée, ils seront emmenés prisonniers parmi toutes les nations, et les païens piétineront Jérusalem jusqu’à ce que le temps qui leur est accordé soit écoulé…Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, rendues inquiètes par le bruit violent de la mer et des vagues. Des hommes mourront de frayeur en pensant à ce qui devra survenir sur toute la terre…Alors on verra le Fils de l’homme arriver… » (Luc 21 : 21)

 

Cette prophétie de l’Adon Yéshoua ne peut être contestée et doit s’accomplir. Une partie de la sentence relative à Jérusalem s’est déjà réalisée conformément à la conclusion de la haftarah de la semaine :

 

« Toi, Jacob, mon serviteur, ne crains point, dit YHVH; car je suis avec toi. Je détruirai entièrement toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé ; mais toi, je ne te détruirai point entièrement ; je te châtierai avec mesure ; cependant je ne te tiendrai pas pour innocent. » (Jérémie 46 :28) 

 

Pour les nations qui se sont partagé Jérusalem : fléaux, malheurs et coupes de colère sont encore à venir. « Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance sera proche. » (Luc 21 :28) 

 

L’humanité paie encore et toujours un lourd tribut pour les décisions (et les non décisions) de ses chefs politiques, encouragés par la communauté internationale et tous les marchands de la Terre. Les premiers-nés égyptiens - innocents par nature - payèrent de la même manière les choix de Pharaon et de ses conseils.

 

Les nombreuses victimes seraient-elles plus coupables que d’autres en quoi que ce soit ? Yéshoua nous répond que non, en commentant l’effondrement de la tour de Shiloé. Peut-être est-il encore temps que la planète y réfléchisse !

 

Plaies sur l’Égypte nous raconte Moshéh, vengeance sur l’Égypte nous rappelle YirméYahou (Jérémie), colère sur Jérusalem (Sodome et Égypte) et sur les nations nous annonce l’Adon Yéshoua.

 

Restons mobilisés, confiants (Toi, Yaaqov, mon serviteur, ne crains point, dit YHVH; car je suis avec toi) et préparons-nous à sortir de notre Égypte à la hâte, en priant que cette sortie n’arrive pas en hiver (condition logistique) ou un jour de Shabbat (condition spirituelle).

 

Péssah : se tenir prêts à sortir

 

« Et j’entendis du ciel une autre voix : sortez du milieu d’elle mon peuple, afin de ne pas participer à ses péchés et de pas recevoir votre part de ses plaies » (Ap. 18 : 4)

 

Ce verset d’Apocalypse, qui paraît hors contexte de notre réflexion, possède néanmoins une relation sensible avec la « Parachah Bo », ne serait-ce que par les termes « sortir » « mon peuple » « ses péchés » « ses plaies ». Réfléchissons un instant à cette similitude qui touche deux textes situés aux extrémités de notre Bible.

 

 

Y sommes-nous ? Deux évènements bien concrets, séparés de plusieurs milliers d’années, mais tellement ressemblants. Gardons cela en mémoire et revenons à la lecture de la parachah.

 

Ce dénouement dramatique, pesant, angoissant, qui marque la chute d’un monde inhumain, marque simultanément l’espérance dynamique pour les libérés, re-nés à la vie, dans la vision d’un Royaume de justice à venir.

 

Nous nous posons la question : Pourquoi fallait-il tant d’actes spectaculaires ? Deux témoins, Moshéh et Aharon qui déclament au plus haut niveau du plus grand empire de l’époque, cela ne passe pas inaperçu ! De plus, leur témoignage est sillonné de dix grands signes qui sont autant de jugements sur tout Mitsraïm/Égypte et ses dieux : cela non plus n’est pas passé inaperçu, ni dans les faits, car tous les Égyptiens et tous les hébreux en furent soit témoins soit victimes, ni dans l’interprétation car il n’a pas échappé à Pharaon et à ses prêtres magiciens que les jugements s’étaient abattus sur l’ensemble des symboles idolâtres de Mitsraïm/Égypte, dans lesquels ils se confiaient : le Nil, la terre, ses produits, les animaux, l’homme pharaon, le soleil.

 

L’enjeu de la sortie d’Égypte dépassait par son principe la seule nécessité de libérer un peuple opprimé qui crie à Élohim, auquel cas YHVH aurait suscité des héros comme les juges ou les Maccabées, ou IL aurait favorisé un Pharaon plus clément à l’égard des hébreux comme ce fut le cas pour Yossef. Cela n’était pas suffisant pour réaliser le dessein d’Elohim.

 

L’Égypte/Mitsraïm, dont la signification est : angoisse, limite, étroitesse était devenue, comme toutes les puissances humaines impérialo-économico-religieuses, une « bête », l’expression terrestre des puissances des ténèbres. C’était un lieu d’esclavage, esclavage voulu et doré pour certains, esclavage subi et maltraitance mortelle pour d’autres. Système totalitaire comme nous les connaissons avec leur « solution finale », qui ne supportent que leur propre normalité de culte, de lois, de pensée, d’activité, d’organisation. Tout le domaine humain doit être sous contrôle et imposé. Système où les mots amour, fraternité, miséricorde ne signifie rien, ou au contraire compris comme des valeurs de faiblesse. Nous comprenons alors pourquoi le mot Mitsraïm signifie « angoisse », de sorte que l’Égypte est devenue l’archétype, le modèle, le symbole des systèmes humains sophistiqués soumis à l’adversaire, le Satan.

 

Alors plus qu’une délivrance, ô combien espérée, il fallait un témoignage identifiant clairement de « quoi en profondeur » le peuple de YHVH devait se libérer, et afficher aussi clairement que Mitsraïm/Égypte n’était pas seulement l’ennemi d’un peuple, mais aussi ennemi de YHVH, comme de toute l’humanité. S’attacher à détruire Israël, comme le tentèrent plusieurs tyrans, c’est s’attaquer au trône du Très-haut.

 

Mais de quoi le peuple devait-il se libérer ?

 

De l’esclavage ! Soit ! Bien que tous ne fussent pas des esclaves maltraités, il existait toute une hiérarchie, certains même tenaient des postes importants de fonctionnaires, d’autres s’étaient enrichis de leurs affaires, élevage, etc. Mais après plusieurs siècles d’immersion dans une culture illustre, beaucoup d’habitudes, de modes de pensée, de modes de fonctionnement contribuent à dessiner notre « MOI ». « ON » finit par se comporter, à réagir selon les critères en vigueur, à en apprécier certains éléments, et à devenir comme « tout le monde » quoi de plus normal. Le monde nous imprègne, comme le liquide imprègne les éponges, et nous n’y prenons pas toujours attention ! Après plusieurs siècles, les enfants de Yaaqov/Israël avaient emprunté des natures d’Égypte ! S’il fallait s’en convaincre, l’épisode du veau d’or est là pour nous le rappeler.

 

Qu’en est-il pour nous-mêmes dans nos belles civilisations et sociétés ? Comment agissons-nous ? Ne faisons-nous pas une facile et malencontreuse confusion entre les méthodes du monde et le comportement de « juste » qui devrait être le nôtre ? Ne prêtons-nous pas allégeance sans trop y prêter attention à certaines « idoles » modernes ? C’est aussi dans ce sens que les hébreux avaient à « sortir » leur propre « Égypte » d’eux-mêmes, à se souvenir de leur véritable identité : qu’ils n’étaient pas des sujets de Pharaon, mais des enfants d’Israël, Yitshaq, Avraham, de ceux à qui

YHVVH avait fait une promesse. Pour cela ils vivraient une longue désintoxication de leur Égypte intériorisée : évacuer, expulser toutes les habitudes prises dans le « monde », les références, les repères instinctifs de raisonnement, les comportements réflexes issus de la culture. Et cette culture sociale dépendait « en Égypte » de principes idolâtres. Les hébreux avaient en l’occurrence besoin de comprendre que ces principes, impulsés par les forces occultes, étaient mensongers, sans puissance, et que leur Élohim en était vainqueur. La première des « marques » de la sortie réussie après le Péssah fut le SHABBAT, loin du symbolique jour d’adoration du dieu « RA » le soleil : solis dies déguisé en dominus dies ... dimanche

 

« Mon Royaume n’est pas de ce monde » Jean 18 :36 Cette parole de Yéshoua ne signifie pas : mon Royaume ne se situe pas sur terre, mais mon Royaume n’est pas régi comme ce monde, mon Royaume n’est pas soumis aux mêmes principes que ceux de ce monde, aux mêmes lois, aux mêmes fonctionnements de pensée et de pratique. Donc si nous sommes des enfants du Royaume, nous ne pouvons ou ne pourrons plus nous satisfaire de la nature de notre monde qui imposera, telle l’Égypte, une vision de la normalité de comportement qui s’opposera tôt ou tard à la sainteté d’Élohim ; et cela nous le vivons déjà.

 

Oui, la sortie d’Égypte/Mitsraïm, vécue par les hébreux sous l’égide de Moshéh et Aharon, est un schéma qui se répétera à plus large échelle, mais sans doute sous une autre forme, car demain, et déjà aujourd’hui, l’ombre de Mitsraïm/Égypte englobe toute la planète.

 

Le livre des révélations de Yéshoua : l’Apocalypse, que nous avons évoquée plus haut dans ce commentaire, nous avertit par de nombreuses ressemblances que le peuple d’Israël a déjà réalisé, comme un principe, il y a 3500 ans, une sortie d’Égypte qui se présente encore aujourd’hui comme prophétie à venir, à plus large résonance, car cette fois-ci le Royaume shabbatique de Yéshoua intéressera les cieux et toute la terre. Cette « sortie d’Égypte» pour le Royaume est d’ores et déjà actée par le sacrifice de l’Agneau de Péssah à Golgoltha.

 

Des similitudes entre Exode et Apocalypse, il y en a :

 

A Moshéh et Aharon, témoins des jugements correspondent les deux témoins de l ‘Apocalypse (Ap. 11) A pharaon et à ses magiciens, qui opèrent aussi des miracles, correspondent les deux bêtes (Ap. 13 : 11-13) Aux dix plaies d’exode correspondent les sept plaies d’Apocalypse A la plaie des eaux en sang, correspond la plaie du sang sur les fleuves et les mers (Ap. 8 :8 ; 11 :6 ; 16 :3 à 6) A la plaie des grenouilles, les esprits de grenouilles (Ap. 16 :13) A la plaie des ulcères, les ulcères malins (Ap. 162 – 16 :11) A la plaie de la grêle, les grêles de un talent (Ap. 8 :7 – 11 :19 – 16 :21) A la plaie des criquets, la plaie des sauterelles (Ap.9 :3) A la plaie des ténèbres, la plaie des ténèbres sur le trône de la bête (Ap. 16 :10) A la mort des premiers-nés, la mort de tous les ennemis d’Élohim (Ap. 19 :11-21)

 

Sortez du milieu d’elle mon peuple, afin de ne pas participer à ses péchés et de pas recevoir votre part de ses plaies… prend donc ici toute son importance pour nous qui sommes arrivés à la fin du temps.

 

Question : Élohim est-IL dans notre conscience, Celui qui nous fait sortir de Mitsraïm, c’est-à-dire de l’homme ancien forgé par le monde ? Est-IL Celui à qui nous ferons confiance et obéirons, s’IL nous dit au fond du cœur : sors de là, quel que soit le lieu ou l’environnement qu’IL nous demande de fuir, et quoiqu’il nous en coûte, quand Yéshoua le Mashiah et Fils d’Élohim nous dit : « toi, suis moi » ?

 

Si notre réponse est : oui, oui. Alors YHVH, qui a fait sortir les hébreux de Mitsraïm sous le signe de l’Agneau, est notre Élohim qui nous fait et nous fera sortir sous le signe de Yéshoua. Alors sans

8

 

doute nous retrouverons-nous de cause à effet et par grâce intégrés, greffés à ce peuple nouveauné Israël, par le sang de l’alliance renouvelée au Golgoltha.

 

La neuvième plaie était celle de la nuit (ténèbres) sur le monde, seules les maisons de ceux qui s’étaient rangés du côté de YHVH, en acceptant le signe de l’Agneau, étaient éclairées. Au milieu de la nuit de Péssah YHVH jugea l’Égypte. On entendit des grands cris en Mitsraïm et Pharaon laissa partir Israël.

 

« Au milieu de la nuit, il y eut un cri : Voici l'époux, sortez à sa rencontre ! » (Mt. 25:6)

 

 

Shabbat Shalom vé-shavoua tov (Bon Shabbat et bonne semaiane)

 

Par Blog Kehila revisité par OMADI Samuel le Docteur.

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