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PAROLE (PARACHAH) DE LA SEMAINE VAYYAQHEL PEQOUDET (il assembla- fonctions/inventaires)

 

PAROLE (PARACHAH) DE LA SEMAINE VAYYAQHEL PEQOUDET (il assembla- fonctions/inventaires)

 

22/03/2017 15:48

PARACHAH : « VAYYAQHEL PEQOUDEY»    (il assembla- fonctions/inventaires)
 
Shabbat 25 mars 2017
 
Lectures :
 
Parachah : Chémoth/ Exode 35 :1 à 40 fin Haftarah : Yéhézqél/ Ezékiel  36 :16-38 Bérith Hadachah : Yohanan/ Jean 19 : 17-37
 
Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua
 

 

Pensée :

La patience nous fait souvent défaut :

Le peuple s’impatientait ne sachant ce qui était advenu de ce Moshéh depuis quarante jours…

« Le peuple s’assembla (Vayyaqhel) vers Aharon et dit … fais-nous des dieux qui marchent devant nous ! »  il fit un « veau » sorti de fonderie en une journée. Et Aharon s’exclama « Demain… il y aura fête en l’honneur de YHVH »… Ce fut une dramatique erreur.

Moshéh assembla (Vayyaqhél) toute l’assemblée des enfants d’Israël… il donna des instructions concernant le tabernacle et les habits sacerdotaux… quelle différence, quelle splendeur et quelle profondeur comparées à ce triste « veau ». Quel amour de la part de cet Élohim qui veut des enfants participant pleinement à Ses desseins et à Sa sainteté… Des mois de labeur sacré s’ouvraient devant Israël.

Savons nous attendre que l’initiative de « rassemblement » vienne du Seigneur ou nous ingénions nous plutôt à provoquer des rassemblements pour « faire quelque chose » parce que cet « Élohim » tarde à nous faire bouger ? Avons-nous appris qu’avant de bouger, et parce que nous ne sommes pas prêts, nous avons besoin de recevoir des instructions plus excellentes de la part de Celui qui nous aime. Attends, et attends-toi au Seigneur !

 


Ce Shabbat la Parachah est double, elle allie Vayyaqhel (il a assemblé) qui va d’Exode 35 :1 à 38 :20 et Péqoudey (fonctions, inventaires) qui va d’Exode 38 :21 à la fin du livre d’Exode. 
 
Résumé de la parachah vayyaqhel
 
Après la péripétie du veau d’or, qui valut à Moshéh de briser les premières tables de l’Alliance (les dix Paroles), hwhy fait tailler deux tables de remplacement sur lesquelles IL réécrit les Paroles.  Moshéh comprend qui est cet Élohim « miséricordieux, compatissant, lent à la colère () » (Exode 34 :6-8) 
 
Alors que le peuple se corrompt, Moshéh reçoit simultanément sur le Sinaï des instructions étonnantes concernant un tabernacle (tente du témoignage - Ohél Moéd) qui sera le lieu d’un sacerdoce très scrupuleux. Ce sacerdoce (et tout ce qui y contribue) doit être réalisé exactement et précisément sans dérive selon le modèle dont Moshéh reçoit la vision.
 
Moshéh rassemble Israël et rappelle l’importance du Shabbat. Il sollicite le peuple au cœur généreux et collecte des objets précieux pour confectionner le tabernacle, tous ses ustensiles et les vêtements des sacrificateurs. Le travail confié à des ouvriers désignés par Élohim s’engage. Des maîtres ouvriers, Bétsalél et Oholiyav, sont désignés pour réaliser l’ensemble de l’ouvrage. Le tabernacle, l’arche, la table des pains, la Ménorah, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, et le parvis sont décrits. Ces éléments sont les constituants matériels du tabernacle et de l’enceinte.
 
Rassemblés-assemblée
 
Vayyaqhél - il a rassemblé - n’est pas un rassemblement banal. C’est un rassemblement doublé de l’idée de convocation pour recevoir des consignes, des règles. De la racine de ce verbe [QaHaL] qahal qodesh est la sainte assemblée, de qahal est issu le mot Qéhiyllah c'est-à-dire assemblée ou communauté ou église. La Qéhiyllah est l’assemblée de ceux qui répondent à la convocation du Seigneur pour recevoir Ses instructions en vue de les accomplir.
 
Comme dans tout discours bien cadré, Moshéh commence par rappeler l’enjeu de ce qu’il va développer et ordonner. Ce rappel est simple et déjà bien souvent redit depuis la sortie d’Égypte : le Shabbat. Le Shabbat est déterminant en tant qu’objectif d’Élohim à terme, c'est-à-dire le Royaume. Rien ne doit nous le faire oublier, car si nous l’oublions ou le profanons, c'est-à-dire en l’oubliant et en l’assimilant en valeur aux autres jours de la semaine, en nous permettant d’allumer
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les brasiers du labeur du monde et ceux de la discorde et de la destruction, alors la mort nous atteindra ; le rappel est très fort. De cela notre Père des cieux nous prévient. 
 
Effectivement il n’y a pas d’autre plan de salut que celui qui passe par le Shabbat et le Seigneur du Shabbat : Yéshoua. Si nous rechignons d’entrer dans le témoignage du Shabbat qui est le Royaume à venir, il est à craindre que le but assigné du Père par le Fils, nous échappe, quelles que soient les objections que nous pourrions exprimer à ce sujet. 
 
A partir du chaos (tohou bohou) de la Genèse, Élohim créa, sépara, plaça, fit … pour atteindre la perfection du 7ème jour : Shabbat. .  Le camp d’Israël, sorti des ténèbres égyptiennes et promu à la liberté, n’a pas saisi pleinement cet avantage. Au contraire il s’engouffra dans le désordre, dans le chaos relatif au veau d’or. À l’exemple de la Création, le peuple avait lui aussi besoin d’un plan de re création, de re formation, fait de séparation, de mise en place, de travail, d’évolution, de création d’un cœur nouveau … jusqu’au Shabbat du Royaume promis. 
 
Le Shabbat est l’aboutissement de la remise en ordre de l’univers et de chaque être. Dans cette vision, chaque enfant d’Élohim est un univers à part entière.
 
Moshéh ne s’y trompe pas. Même si le rappel du jour à sanctifier semble à première lecture de l’ordre pratico-pratique, en réalité il s’agit bien du départ d’un chantier de création qui mènera Israël à travers plus de trois millénaires. Pourquoi rappeler ainsi le shabbat face à toute la communauté d’Israël ? Parce que tout projet bien mené commence par l’explication de son but.  Pendant le développement du projet, il ne faut pas perdre de vue ce but, au risque de l’inutilité du travail. C’est toujours le même rappel qui nous est fait lorsque le Mashiah rassemble le « Tout Israël ». Ne s’est-Il pas opposé aux religieux afin de rétablir la juste notion du Shabbat ? Pas d’ouvrage à Shabbat 
 
Comment le Shabbat se doit-il d’être vécu par chacun, dans la mesure où il est ici rappelé à tous et solennellement de ne pas faire d’ouvrage, quel qu’il soit, comme pendant les autres six jours, de ne pas « brûler de feu dans chacune de vos demeures » ?
 
Shabbat est le jour prophétique du Royaume et de la pleine présence du Maître. C’est un jour de joie, de liberté dans le Messie, et non de contrainte et de tristesse, car le Shabbat a été fait pour les hommes et non le contraire. Certes, chacun est placé par sa conscience au regard de ce qu’il fait du Shabbat ou de ce qu’il ne fait pas. Nous comprenons qu’en ce jour nous ne faisons pas les œuvres profanes du monde telles que nous sommes amenés à les réaliser pendant les jours de la semaine, selon les particularités de la vie « active » de chacun.  
 
« … six jours tu feras ton ouvrage, et le septième jour tu te reposeras, afin que ton bœuf et ton âne aient du repos, et que le fils de ta servante et l’étranger respirent. » (Ex. 23:12)
 
Tous, patrons et ouvriers, autochtones ou étrangers, y compris les animaux se reposent en ce jour. Les travaux de confection du Tabernacle sont aussi mis en attente à Shabbat. Cela signifie que nous devons réfléchir et consulter honnêtement notre conscience lorsque nous nous engageons dans des « ouvrages » pendant le Shabbat, qu’ils soient manuels pour ranger la maison d’assemblée, administratifs pour faire les comptes de la dernière conférence, ou de réunion pour décider des activités futures, etc, en nous disant : « c’est acceptable car c’est pour le Seigneur que nous travaillons en ce jour ». 
 
C’est équivoque et évident que nous ne sommes pas ainsi dans le Shabbat du Seigneur. Mais où la frontière se situe-t-elle entre ce qui serait permis et ce qui n’est pas requis ? A Shabbat il est dit que nous recevons une double bénédiction : sagesse, intelligence, bon sens. Il n’est donc pas interdit de faire preuve de bon sens à Shabbat. Ce qui est nécessaire au minimum de la vie en présence du Seigneur, et nécessaire à la survie, n’est pas proscrit le jour du Shabbat, au contraire. 
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Quant au reste, si nous n’avons pas de conviction sur certaines choses, prions et demandons « le bon sens » en recherchant la gloire de notre Père et l’honneur de notre Seigneur. Si nous prions ainsi avec foi, certainement nous aurons une réponse.
 
La guerre du feu
 
Nous pourrions trop longuement disserter sur le sujet du feu à Shabbat. Nous connaissons les situations extrêmes que certaines interprétations ont engendrées. Nous respectons les convictions de chacun mais ne sommes pas dans l’obligation d’y souscrire.
 
Reprenons seulement deux aspects du texte des versets 2 et 3 du chapitre 35. Il n’est pas pertinent de découper ces deux versets, au risque de perdre l’unique sujet du contexte qui est : le travail et le Shabbat. C’est bien dans ce contexte de travail en rapport au Shabbat que vient s’inscrire le feu dans les demeures. Pourquoi est-il dit : dans les demeures ? Parce qu’un feu allumé à l’extérieur qui servirait à des œuvres serviles serait immédiatement « vu » de la communauté et dénoncé, alors que dans « notre intérieur » les choses peuvent passer inaperçues !
 
En ce qui concerne un autre niveau de lecture au sujet de la « nature du feu », il est intéressant d’analyser plus finement les termes utilisés.. 
 
Intéressons-nous à : « vous ne brûlerez pas de feu en toutes vos demeures le jour du Shabbat ».    Le verbe utilisé n’est pas léhadliq = allumer (ex : léhadliq nér = allumer une lampe), 
 
mais Ba’or (reb) dont l’interprétation est significative : brûler ; s’allumer ; embraser ; être insensé ; être stupide.
 
De la même racine est le mot « Ba’ar » : stupide ; insensé ; ignorant.
 
Toujours avec la même racine « Ba’ér » : ôter ; exterminer ; nettoyer ; brouter.
 
Avec la sémantique de Ba’or nous nous éloignons de la notion réductrice d’allumer une allumette pour éclairer la maison parce que la bougie s’est éteinte, qu’il fait noir et que je risque l’accident dans mes déplacements, ou parce qu’on allume un feu pour se réchauffer par un froid intense et que la maisonnée risque la maladie, ou parce que la viande froide de la veille demande à être réchauffée.  Ba’or se connote davantage d’ « embrasement » comme un incendie ou un véritable feu de forge. 
 
La 2ème notion de Ba’or nous demande de ne pas introduire en nous-mêmes, et dans notre maison, l’embrasement de la stupidité, de la dispute, car c’est ainsi que naissent les guerres en commençant dans les foyers. Cela nous le comprenons bien, sinon ce n’est vraiment plus du tout Shabbat ! 
 
« Vos demeures » est donné par l’hébreu  [michvothéykhém]. 
 
Avec cette même orthographe (en simplifiant le possessif vos =Mk) se propose un autre mot :  [michbathiym] qui signifie : destruction, chute. (dict. de la Bible hébraïque Marchand Ennery p 282)
 
 
Cette analogie vient renforcer l’idée du « feu de l’embrasement de la stupidité qui précipite la destruction ».
 
Nous sommes dans ce cas bien d’accord pour dire que ce feu là est anti Shabbat !
 
Que ce qui vient du cœur
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Tout homme au cœur généreux apportera une offrande (35 :5). 
 
Pour engager l’œuvre qui suit et qui est par nature représentative de ce qu’il y a de plus saint, (car le sanctuaire, miqdach, était réalisé selon un modèle correspondant à une analogie du supérieur céleste) tout se devait d’être parfait, y compris le sentiment de cœur, le cœur qui est la véritable habitation de notre Père et de Sa Parole : le Fils. L’intention qui impulsait de faire un don, de façon à ce que l’offrande elle-même ne soit entachée d’aucun doute, d’aucune duplicité, d’aucun calcul, devait être bonne, agréable et parfaite, digne de participer à la construction du sanctuaire.
 
Car toutes choses sortent avant tout du cœur, le siège de notre profondeur, de notre « moi » intime. Le cœur est le siège des pensées inexprimées, réelles, donc de la vérité de l’être avant qu’elles ne soient transformées par le raisonnement, la langue et les actes qui peuvent être déguisés, menteurs, influencés. 
 
C’est pour cela qu’il est écrit : tout homme au cœur généreux, et non pas : tout homme qui veut faire un don (plus beau que celui du voisin). C’est pour cela que Yéshoua honora de Son témoignage la veuve qui mit une petite monnaie pour le Temple, car elle le fit avec son cœur.
 
C’est aussi pour cela qu’il nous faut nous nourrir de la Parole et de la présence du Seigneur, pour veiller et transformer nos plus profondes et instinctives pulsions et pensées incontrôlées. Il faut nous nourrir de la Parole pour être préparés de cœur à un niveau de haute qualité spirituelle, aptes à la vie « comme dans le sanctuaire » en présence de notre Seigneur et en Lui dans la présence de notre Père, aptes à toutes bonnes œuvres.
 
Nous sommes dans le sanctuaire en Yéshoua, comme pierres vivantes formant l’édifice spirituel de Son corps. Conduisons-nous donc avec crainte et respect, ouvrant nos cœurs désormais circoncis à la pleine présence de notre Seigneur.
 
L’abondance du cœur fit qu’il y eut trop de matériaux et que les ouvriers en chef, Bétsalél et Oholiyav, durent intervenir auprès de Moshéh pour que le peuple cesse de donner. Lorsque l’on donne véritablement à Élohim, on donne aussi comme notre Père donne, avec abondance du cœur, et d’autant que la proximité de la gloire de « la vraie habitation d’Élohim parmi les hommes s’annonce proche » :
 
« La multitude de ceux qui adhèrent a un seul cœur, un seul être. Personne d’entre eux ne dit de ses biens : c’est à moi ! Mais tout ce qui est à eux est en commun. » (Actes 4 :43-47)
 
Mais ceux qui n’étaient pas en conformité de cœur ne purent s’associer : 
 
Hananyah et Shapira moururent pour avoir eu un cœur double. (Actes 5)
 
S’il y a les dons, les matériaux de base, il est aussi nécessaire de les transformer pour qu’ils deviennent les objets finaux que Moshéh a vus en modèle. Là encore le cœur fut à l’origine du choix des ouvriers. Betsalél et Oholiyav et tous les autres déclarés « habiles ou industrieux» furent désignés.
 
Mais les mots : habiles, industrieux, sont traduits de l’hébreu [ Hakham Lev ] ce qui signifie « cœur sage » ou « sage de cœur » ! Ce qui est un don d’Élohim.   Nous ne pensons pas qu’il suffise d’être habile ou industrieux pour exécuter une œuvre pour Élohim, encore faut-il y être disposé, motivé, attiré à œuvrer pour la gloire d’Élohim avec toute l’attention, la qualité, le souci de bien faire, et de se considérer comme un serviteur banal, voire inutile … et recevoir du Souffle d’Élohim tous les enseignements et inspirations utiles.
 
Lors de la construction du sanctuaire vivant de Yéshoua, il n’en fut pas autrement : 
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« Les douze convoquent alors la multitude des disciples et disent : il n’est pas bien pour nous d’abandonner la Parole d’Élohim pour servir à table. Aussi frères choisissez sept hommes parmi vous, qui ont bon renom, pleins de Souffle et de sagesse : nous les préposerons à ce service. » (Actes 6 :2)
 
Qu’il s’agisse du sanctuaire montré à Moshéh ou du sanctuaire de Yéshoua, rien ne se fait pour notre Père, notre Élohim, sans préparation, sans prédisposition du cœur.
 
Pourquoi ? Parce que notre Élohim, notre Père et son Oint, notre Adon Yéshoua habitent les cœurs. Voilà entre autre le véritable lieu sanctuaire, où est déposée la Torah, où brûle le parfum de la prière des saints, où brille la lumière de la Ménorah, où se partage la nourriture sacrée, où le sang de l’Agneau est aspergé.
 
« Yéshoua répond et lui dit : si quelqu’un m’aime qu’il garde ma parole ! Mon Père l’aimera. Nous viendrons chez lui ; nous ferons chez lui notre demeure. » (Jean 14 :23)
 
La construction et le parcours
 
Ainsi nous est rapportée la liste des travaux réalisés par les ouvriers : la tente, l’arche, la table, le chandelier, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, le parvis.
 
Dans cet ordre là, nous y percevons un sens. Le sens de la descente de notre Élohim parmi les Siens. La tente se pose, puis du point le plus sacré, l’arche, la « présence » s’avance vers la table des douze pains de proposition (un pour chaque tribu d’Israël), s’avance sous la lumière des sept souffles de la Ménorah, vers les prières des saints de l’autel des parfums, et en dehors de la tente, dans le parvis, s’avance vers les « holocaustes » et les expiations, la purification par l’eau, et enfin vers l’enceinte du parvis et de la porte qui mène à l’extérieur vers le peuple. 
 
Ce chemin de « descente » a-t-il été réalisé ? Certainement par Celui qui fut désigné de « Immanou Él » Élohim avec nous : Yéshoua. Ce chemin a-t-il été parcouru dans le sens « montant » de l’extérieur du parvis jusqu’au Saint des saints dans le céleste ? Certainement, par Celui qui fut désigné par le Père d’Agneau et de Grand Sacrificateur : Yéshoua.
 
Les descriptions du tabernacle, leur ordre, les vêtements sacerdotaux, les modes opératoires dans le sacerdoce dit aharonique sont le témoignage et la vision prophétique de ce Messie attendu et qui est déjà venu. Ainsi Yéshoua Adon pourra dire : 
 
« alors j’ai dit, Voici, je viens, – il est écrit de moi dans le rouleau du livre pour faire, ô Élohim, ta volonté. » (Hé. 10:7)
 
« Car comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas, mais arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence au semeur, et du pain à celui qui mange, ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche, elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée. » (Is. 55:10-11 DRB)   Les vêtements du grand sacrificateur, qui sont chargés de symbôles au regard des actes du Messie Yéshoua et de Ses disciples, feront l’objet de la lecture de la parachah « Péqoudéy ». 
 
Immanou Él, Élohim avec nous
 
Cet homme Moshéh est parti depuis quarante jours sur la montagne dirent les Israélites, nous ne savons pas ce qu’il est devenu. « Cet Élohim qui est là-haut sur cette montagne, comment peut-IL nous guider ? ». Faisons-nous un dieu qui marche devant nous, qui soit au milieu de nous ! Cette
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pensée est très subtile. Un dieu qui serait au milieu de nous bien tranquillement et que nous pourrions peut-être, à l’image des autres peuples, utiliser, manipuler selon nos désirs. Méditons un instant cette pensée … Qu’en est-il 3500 ans plus tard ?
 
Le Seigneur YHVH considéra cette nécessité : Je serai au milieu d’eux, avec tout ce que cela implique. Mais si les Israélites ne pouvaient toucher la montagne à cause de la sainteté d’Élohim et de leur état de péché, encore moins pouvaient-ils accéder à un endroit qui serait le siège de Sa présence au milieu d’eux. Israël avait à connaître (pénétrer) son Elohim, apprendre ce que signifie : « Vous serez saints car Je suis saint ». 
 
Alors Élohim montra à Moshéh ce qu’il fallait mettre en œuvre pour qu’IL habite sous une « tente ». Tout ce qu’il y aurait à comprendre, à intérioriser pour que « Immanou Él » devienne une glorieuse réalité enfin atteinte. Nous savons ce qu’il en sera 1500 années plus tard !
 
A l’exemple du sanctuaire de toile, le Fils, déjà présent au Sinaï et dans la tente de la rencontre, fit son apparition parmi les Siens :
 
« Le logos (La Parole) est devenu chair, Il a planté sa tente parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle d’un Fils unique auprès du Père plein de chérissement et de vérité » (Jean 1 :14 Chouraqui)
 
 
 
 
 
Résumé de la parachah Péqoudey
 
Les éléments du Tabernacle décrits dans la parachah précédente font ici l’objet d’un bilan comptable. La description de l’ouvrage reprend, en s’intéressant cette fois aux vêtements sacerdotaux dont le très significatif habit du grand sacrificateur. 
 
L’ouvrage demandé est enfin prêt. Le tout est remis à Moshéh qui en fait le contrôle. Il installe l’ensemble et administre les onctions, offrande et holocauste. 
 
La seconde année après la sortie d’Égypte, le premier jour du premier mois, tout est prêt. La présence d’Élohim se manifeste alors par une nuée glorieuse qui couvre la tente. Cette manifestation de la présence ne les quittera pas pendant les quarante années de leur voyage dans  le désert. Ici s’achève le livre de Chémoth-Exode.
 
Le compte est bon
 
« Voici ce que donneront tous ceux qui passeront par le dénombrement, un demi–sicle, selon le sicle du sanctuaire, à vingt guéras le sicle, un demi–sicle en offrande à hwhy. » (Ex. 30:13)
 
Le stock de métal d’argent, qui servit à confectionner les 100 socles de soutènement et tous les crochets et les tringles, était issu de la contribution obligatoire conséquente au recensement du peuple. 603 550 hommes de plus de vingt ans donnèrent chacun un demi-sicle de « Késeph » : de l’argent. Un demi-sicle ou un « béqa » pesait 5,7 grammes. 
 
Le compte s’élevait alors à 603 550 x ½ sicle = 301 775 sicles d’argent (1 sicle vaut 11,4 grammes).  L’autre unité utilisée à cette époque était le talent. Le talent valait 3000 sicles. Les 301 775 sicles valaient bien : 100 talents avec lesquels furent confectionnés les 100 socles de la tente. Le reste des 1 775 sicles fut utilisé pour les petits accessoires : crochets et tringles.
 
Où l’intérêt de savoir cela se situe-t-il ? 
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Un premier point est que tout ce qui supporte la tente et maintient les éléments entre eux est directement représentatif de l’ensemble du peuple. Pas un Hébreu ne peut s’y soustraire.  Symboliquement, tout le peuple recensé est contributif à la cohésion de « la demeure d’Élohim parmi eux ». Tous sont, en la circonstance, importants aux yeux de notre Élohim. Notre Seigneur nous appelle tous à apporter notre personne et de plus à donner de notre cœur « généreux » pour constituer Son Temple, Temple vivant en Yéshoua.    En second lieu, notons que le recensement du peuple, qui n’a lieu que dans des circonstances spéciales, conforte la plausibilité des dimensions, longueurs et poids, du tabernacle dans le désert, mais corrobore aussi le nombre d’Israélites recensés. Moshéh a réellement conduit un peuple dont le nombre d’hommes de plus de vingt ans était de 603 550 ! Si nous y ajoutons jeunes de moins de vingt ans, et jeunes filles et femmes, ce nombre se multiplierait au moins par 3.
 
Un troisième aspect met en relation le recensement précédant la construction du Tabernacle avec le dernier recensement décrit dans la Parole : celui d’Apocalypse 7.
 
« Ne nuisez pas à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons scellé au front les esclaves de notre Élohim. Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient scellés, cent quarante quatre mille scellés de toute tribu des fils d’Israël. » (Ap. 7:3-4)
 
144 000 est le résultat de 12 tribus x 12 000. Ce qui se propose aussi comme 12 x 12 x 1000. Nous retrouvons toujours en Apocalypse une relation directe à cet ultime recensement, précédent non pas une marche dans le désert mais le combat avant le Royaume. 
 
« Et la cité est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa largeur. Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze mille stades, sa longueur et sa largeur, et sa hauteur étaient égales. Et il mesura sa muraille, cent quarante quatre coudées, mesure d’homme, c’est-à-dire d’ange. » (Ap. 21:16-17)
 
La cité : 12 000 x 12 000 x 12 000, la muraille 144 soit 12 x 12.
 
Nous constatons que la « Jérusalem céleste » est, tant en muraille qu’en corps, dans les mêmes expressions numériques que le recensement des 144 000. Tout comme le tabernacle du désert était une relation au recensement du peuple.
 
Les noms des 12 tribus sont des portes surmontées de 12 anges, les noms des 12 disciples du Messie sont les fondements. La muraille est dimensionnée dans cette relation 144 = 12 x 12.  Quant à la cité, qui est ici explicitement désignée comme l’Épouse, elle EST la demeure d’Élohim et de l’Agneau en Souffle et en Vérité.
 
Depuis le désert, rien n’a changé, car notre Père est invariable, IL est le même hier, aujourd’hui et demain. Il veut notre présence et tout notre cœur. S’il en est ainsi, par la grâce de Yéshoua notre Seigneur et Agneau d’Élohim, personne ne se perdra car nous sommes tous comptés dans Sa présence. Nous aurons part à Son Temple de Vie. Car Son ordre est toujours : « Vivez, car Je Suis le Vivant ».
 
Les vêtements de lumière
 
Après le bilan comptable, le texte s’intéresse à l’habit du Grand prêtre - Kohen Gadol - ainsi qu’aux vêtements des prêtres. La description semble ne pas être comprise dans le bilan, tout comme les lévites étaient recensés séparément du peuple. 
 
Une remarque essentielle au sujet de l’éphod, du pectoral, des grenades et de l’écharpe, est que leurs nuances sont identiques aux couleurs citées pour la tente : violet, pourpre, cramoisi et le blanc du fin lin, soit pour simplifier : bleu intense, rouge sombre, rouge éclatant, blanc. 
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Le Grand sacrificateur s’annonçait ainsi partie intégrante du sanctuaire, il était véritablement l’organe central actif et vivant de l’ensemble, seul en capacité de pénétrer dans la partie la plus sacrée. Nous pourrions dire que l’ensemble lui ressemblait, qu’il était de la même nature, comme nous pourrions dire réciproquement qu’il ressemblait à son environnement. Le tout était en somme cohérent, comme le sanctuaire céleste l’est. La marque de cette identité particulière passait par l’expression colorée relative au céleste, à la royauté, au sang de l’Alliance, à la pureté. L’extrême valeur de l’habit ainsi connoté était marquée par l’entre filage d’or, le métal de lumière.
 
« Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » (Jn. 9:5) 
 
Effectivement, Celui qui venait du Père des cieux (le bleu) était Roi (pourpre), Grand sacrificateur et Agneau (rouge), exempt de tout péché car entièrement conforme à la Torah (blanc). Il est la lumière qui rend visible les choses qui étaient jusqu’alors restées ou vues dans l’ombre. 
 
Bien évidemment l’image du Kohen Gadol d’Exode nous renvoie immédiatement à Celui qui est Le Grand sacrificateur pour l’éternité : Yéshoua. Yéshoua est venu aussi pour rendre possible la construction du Tabernacle de Vérité et de Souffle, Tabernacle ou Temple fait d’éléments vivants que sont Ses disciples rendus aptes à cette gloire par la réconciliation en Son sacrifice unique et définitif.
 
Les tuniques blanches des sacrificateurs 
 
« Et ils firent les tuniques de fin coton en ouvrage de tisserand, pour Aharon et pour ses fils. » (Ex. 39:27)
 
« Après ces choses, je vis, et voici, une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et tribus et peuples et langues, se tenant devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches et ayant des palmes dans leurs mains. Et ils crient à haute voix, disant, Le salut est à notre Élohim qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » (Ap. 7:9-10)
 
« Et ils chantent un cantique nouveau, disant, Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Élohim par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Élohim, et ils régneront sur la terre. » (Ap. 5:9-10)
 
Étonnante relation et infinie miséricorde de notre Élohim et Père, par le sacrifice de Son Agneau. Yéshoua, le Kohen Gadol, revêtira des hommes de tous les peuples d’un habit de pureté, de la tunique blanche des sacrificateurs. Dorénavant la prophétie annonçant un nouveau peuple de sacrificateurs sera réalité. 
 
Les pierres des épaulettes et du pectoral
 
Par deux fois les noms des tribus d’Israël sont gravés sur des pierres précieuses que le Grand Sacrificateur portera.
 
Sur ses épaules, six à droite, six à gauche, de façon équilibrée à la manière des monts Gérizim et Ebal, le Kohen Gadol portera la charge d’Israël, les douze noms du tout Israël apparaissant sur deux pierres de même nature, de l’onyx. Mais d’une manière beaucoup plus différenciée et individualisée, il les portera sur le cœur. Une pierre précieuse différente pour chaque tribu sera enchâssée sur le pectoral. 
 
Ainsi notre Grand Sacrificateur, Yéshoua, nous a portés et nous porte tous indistinctement sur Ses épaules, mais Il nous porte tous distinctement sur Son cœur ! Et tous, Il nous mène jusque dans le Saint des saints. Croyons-nous cela ?
 
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Nous sommes à ses yeux, chacun, une pierre blanche et précieuse, sur laquelle IL grave notre nom en Lui. 
 
« Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés. Au vainqueur je donnerai la manne cachée, je lui donnerai une pierre blanche, et sur la pierre, un nom nouveau que nul ne connaît sauf qui le reçoit. » (Ap. 2:17)
 
Dans le sacerdoce aharonique, le Tabernacle, les habits sacerdotaux, le culte, etc. témoignent dans leurs moindres détails, parlent et prophétisent de l’action et de la personne du Mashiah. Lui, le Grand Sacrificateur pour toujours fut l’objet et le centre même de l’ensemble des instructions données à Moshéh sur le Sinaï.  
 
Le diadème sacré
 
Fait d’une lame d’or pur, ce diadème portait l’inscription  [Qodésh l-YHVH] c'est-à-dire : consacré à YHVH. Aharon le Kohen Gadol était ainsi consacré au service de YHVH ; il signifiait que le Kohen Gadol à venir était et serait pleinement consacré à YHVH.
 
Que pouvons-nous penser du sceau invisible aux hommes, mais visible dans le monde supérieur, que les serviteurs d’Élohim porteront au front ? Que penser du sceau que porteront tous ceux que le Seigneur Yéshoua n’a pas honte d’appeler « ses frères » ? Sinon que ce sceau soit une sorte de marque qui dira : « ne touchez pas à celui-là, à ceux-là, car ils sont « Qodesh l-YHVH ».
 
« Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Élohim. » (Ap. 7:3)
 
Parachah du Shabbat, du cœur et lieu de la rencontre 
 
S’il fallait quelques mots pour résumer cette parachah, alors ces mots seraient : Shabbat, Cœur, sacerdoce. Ce triolet est bien homogène : 
 
- parce que le Shabbat qui est l’entête de notre parachah est la projection finale dans le Royaume où « Élohim est au milieu de nous », 
 
- parce que le Shabbat, jour de perfection, se propose comme le temps privilégié du sacerdoce renouvelé selon Yéshoua, dans Son corps, Sa Qéhiyllah, qui est le réel tabernacle, 
 
- parce que le culte n’a pas d’autre but que la réconciliation (rencontre) de l’homme et de son Créateur, 
 
- parce que depuis Golgoltha le sacerdoce consiste dans le souvenir du sacrifice de l’Agneau d’Élohim,   - parce que le culte rendu en Souffle et en Vérité au Père ne peut être présenté que par des cœurs généreux qui Lui sont entièrement acquis, des cœurs dans lesquels le Père et le Fils ont fait leur demeure.
 
Shanah tovah ! Au premier de l’an
 
« Et YHVH
 
parla à Moshéh, disant, Au premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras le tabernacle de la tente de la rencontre. Tu y placeras ...” » (Ex. 40:1 et suivants)
 
Le premier jour de l’année est ici expressément défini : le premier jour du premier mois.
 
Que se passa-t-il ? Quel fut l’évènement marquant par son importance le 1er de l’an de la deuxième année de la sortie d’Égypte ? Un évènement extrêmement important dans l’Histoire
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d’Israël : l’assemblage du Mishkan, les premières mises en service des éléments, les premiers holocaustes. Moshéh avait achevé l’ouvrage, alors une nuée couvrit la tente et remplit le tabernacle.
 
Souvenons-nous, si nous avons pris l’habitude de nous bénir les uns les autres d’un « shanah tovah » le 1er aviv, que cette date n’est pas anodine, et qu’elle fut l’occasion d’un évènement glorieux.
 
Si ce premier jour du premier mois, le 1er aviv, a une connotation de l’achèvement de cette œuvre sublime, œuvre chargée de symboles et de puissance, que se passera-t-il lorsque le dernier de ceux qui sont appelés à constituer le Temple de Son Corps sera « rentré » ? Le Temple fait de pierres vivantes sera alors « complet ». Ce sera lorsque le Maître de l’œuvre aura mené à bien tout ce que le Père Lui a demandé à ce sujet. 
 
« Et après ces choses je vis, et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert. Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or (…) Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire d’Élohim et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées. » (Ap. 15:5-8 )   La nuée marque la présence d’Élohim dans Sa demeure. Sa sainteté et Sa puissance se révèlent ainsi étonnamment dans la nuée, où il est difficile d’entrer. Toutefois …
 
« Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix, Celui–ci est mon Fils bien– aimé, écoutez le. » (Marc 9:7)
 
 
 
Shabbat Shalom vé-shavoua tov

 

 

 

PAR BLOG KEHILA VU PAR OMADI Samuel le messager

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