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PARACHAH (PAROLE DE LA SEMAINE) : « BAMIDBAR» Dans le désert

 

 

 

PARACHAH (PAROLE DE LA SEMAINE) : « BAMIDBAR» Dans le désert

 

26/05/2017 17:15

PARACHAH : « BAMIDBAR» Dans le désert

Shabbat 27 mai 2017 Commentaire de 2013

Parachah : Bamidbar/Nombres 1 :1 à 4 :20

Haftarah : Hoshéa/Osée 2 :1-22

Bérith Hadachah (Nouvelle alliance) : Hahizzayon/Apocalypse 7

 

 

Pensée :

Organisation pour le campement

“Voici ceux qui camperont en avant, vers le levant, sous la bannière du camp de Juda, ( …) Tous les dénombrés du camp de Juda, cent quatre–vingt–six mille quatre cents, selon leurs armées ; ils partiront les premiers.” (No 2:3-9)

Juda (les juifs) part toujours le premier et ouvre le chemin, néanmoins les autres suivent…

Le reste d’Israël, les autres, non-juifs, suivront aussi bientôt… car si Juda a reposé le pied en Éréts Israël dès 1948, ce n’est pas pour se complaire en lui-même mais pour ouvrir la « route » au Tout Israël…

“Et maintenant, dit YHVH, qui m’a formé dès le ventre pour lui être serviteur afin de lui ramener Jacob…; quoique Israël ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de YHVH, et mon Élohim sera ma force… Et il me dit, C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël ; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre.” (Esa 49:5-6)

“Les fils que tu as eus quand tu étais privée d’enfants diront encore à tes oreilles, Le lieu est trop étroit pour moi ; fais–moi place, afin que j’y habite. Et tu diras en ton cœur, Qui m’a enfanté ceux–ci ? Et moi, j’étais privée d’enfants et abandonnée, captive et chassée ; et ceux–ci qui les a élevés ? Voici, moi j’étais laissée seule, – ceux–ci, où étaient–ils ?” (Esa 49:20-21)

 

 

 

 

 

 

 

 

Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua

 

Résumé de la Parachah : On dit Bamidbar (employé seul comme titre) ou Bémidbar Sinaï (dans le désert du Sinaï), locution complète et extraite du premier verset de notre parachah. Appelé également le Sépher Hapeqoudim (le livre de ceux qui ont été comptés). Ce 4ème livre de la Torah est qualifié en français de « livre des Nombres » selon le grec de la Septante1. Or, le français reste intéressant dans la mesure où l’on dit de quelqu'un que l'on apprécie « qu'il compte » ! Et c’est tout l’objet de cette parachah. Les bénéy Israël « comptent » individuellement aux yeux de l’Adonaï YHVH car comme le dira le Prophète Osée : ils sont ses enfants… (Osée 2 :1).

 

Le livre de Bamidbar - et la parachah du même nom - commence par un nouveau recensement et dénombrement des enfants d'Israël suivant leurs familles. La tribu de Lévi sera comptabilisée à part, ainsi que les premiers-nés dont le nombre sera supérieur à celui des prêtres et nécessitera un rachat spécial. Cette question du décompte semble si importante qu'il n'y a aucune mitsvah dans cette parachah ! Aucun commandement à étudier, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a rien à trouver pour nous-mêmes dans ces textes.

 

Est ensuite décrite la disposition du campement dans le désert des 12 « shevatiym » (tribus) autour du « mishkan » (Tabernacle). A l’organisation statique du peuple autour du centre de gravité, qui est la Tente du Rendez-vous gardée par les lévites, suivront un ordre de marche et une organisation dynamique.

 

Seront également précisés les rôles des différentes familles de la tribu de Lévi en commençant par les Qéhatites, dont sont issus Aharon et Moshéh, chargés du transport des ustensiles du sanctuaire et résidant à l’orient (à l’Est) du Sanctuaire. A ce titre, ils se positionnent juste devant ceux de Yéhoudah (Juda), également stationnés à l’Est du Mishkan. Mais les tribus stationnent dans un second cercle, plus éloigné. Éphraïm, chef de file, est positionné à l’Ouest (Occident), et fait ainsi face à Yéhoudah. Intéressant. Car nous savons que dans la suite de l’histoire du royaume d’Israël, Éphraïm prendra la place du Nord et Yéhoudah représentera le Sud. Les deux princes – nassi – de Yéhoudah et Éphraïm se font donc face momentanément sur un axe Est-Ouest mais se feront face à terme selon un axe Nord-Sud. De fait et successivement, Yéhoudah et Éphraïm encadrent le Saint des Saints aux quatre points cardinaux au « nom » des douze et en support de la 13ème tribu, Lévi, dont est issu le Kohen Gadol, géographiquement positionnée juste devant le prince de Yéhoudah. Une introduction subtile à l’ère messianique où le Mashiah, fils de David et prince de Yéhoudah, officiera

1 Traduction en grec des livres de la 1ère alliance, datant du 3e siècle avant l’ère chrétienne également comme Kohen Gadol au bénéfice de toutes les nations, au centre d’une Jérusalem céleste aux 12 portes et 12 pierres de fondation.

Notons que la parachah Bamidbar est toujours placée peu avant Shavouoth-Pentecôte, selon la tradition, généralement le Shabbat qui précède la fête. Bamidbar a une relation très particulière avec la fête de Shavouoth car nous sommes en plein décompte de l’Omer, des cinquante jours. Il est donc encore question de comptage et de rachat des prémices / premiers nés.

Le recensement quantitatif et qualitatif « Faites le recensement de toute la communauté des Israélites, par clans et par familles, en comptant les noms de tous les mâles, tête par tête. Tous ceux d’Israël qui ont vingt ans et audessus, aptes à faire campagne, vous les enregistrerez, toi et Aharon, selon leurs formations au combat… » (Nombres 1 :2)

La simple raison de ce recensement était-elle de compter ceux qui pouvaient être appelés à partir en guerre ? Il est étonnant en effet qu’une large fraction du peuple soit complètement exclue de ce décompte. Seuls les hommes sont recensés, et seulement ceux âgés de vingt ans et plus. L’adage « les femmes et les enfants d’abord » ne semble donc pas relever d’une logique biblique…à moins que. Un dénombrement consiste à mettre en évidence un nombre. Mais la Torah demande de suite que ce nombre soit en fait une liste de noms. Paradoxe ! Le recensement quantitatif, qui suivait l’épisode du veau d’or (par le rachat d’un demi-shekel), fait place ici à un recensement qualitatif.

Premier enseignement : quand des éléments sont comptés, ils se trouvent dans un rapport d’égalité. Le plus grand des hommes et le plus petit comptent chacun pour un, ni plus, ni moins. Le recensement générait un sentiment d’appartenance à un collectif où tous « naissent et demeurent libres et égaux en droits » pour reprendre les termes d’une autre constitution célèbre !

Faites le recensement de toute la communauté des Israélites, par clans et par familles, en comptant les noms : en hébreu, bémishpar shémoth, soit « par le nombre des noms ». Ce recensement semble s’adresser à des hommes dont la mission était de « sortir pour livrer bataille ». Ces hommes qui allaient combattre à l’extérieur avaient davantage besoin de cet encouragement et de ce « comptage divin » qui leur garantissait d’être connu individuellement et par leur nom. Pendant que « les femmes et les enfants » resteraient au sein du camp, à l’abri et loin du champ de bataille.

Sur un plan spirituel et pour nous-mêmes : lors d’un combat dans un environnement hostile contre des valeurs étrangères tendant constamment à saper nos idéaux et nos valeurs, se rappeler que notre Père nous connait, tous, individuellement et par nos noms, est précieux. Élohim donne ainsi des forces supplémentaires à ceux qui sont exposés, vulnérables et qui pourraient rapidement se décourager. L’enseignement sur ce point semble dire qu’Élohim n’a pas besoin de le faire pour les femmes, dont l’estime est constante, sans faille ni doute, et sublimée par leur tâche de préserver le foyer. Cela n’implique pas que la vocation des femmes soit plus facile ou moins exigeante. Bien au contraire, mais les défis auxquels elles doivent faire face sont de nature différente, dès lors le décompte qualitatif et nominatif s’opère par famille : de fait, les femmes et les enfants sont implicitement associés. La famille - homme, femme, enfant - apparait ici comme une cellule de base et une nécessité devant Adonaï YHVH. A bon entendeur…

 

 

S’agissant de cette génération des hébreux sortie d’Égypte, n’oublions pas que ce recensement intervient le 1er jour du 2ème mois de la 2ème année de leur longue marche, et que seuls deux d’entre eux, Yéhoshoua (Josué) et Kaleb, princes d’Éphraïm et Yéhoudah, iront au bout. Les recenser nominativement, c’est aussi une façon de dire « quelle que soit l’histoire humaine, vous êtes connus, comptabilisés et jamais oubliés ». Ce reflexe du recensement avant la guerre est une problématique qui s’est reposée dramatiquement au reste d’Israël après la Shoah, d’où ces interminables et poignantes listes de noms. Certains les recherchent encore.

Tout au long de la Torah, Élohim ordonne à Moshéh de compter le peuple : après leur sortie d’Égypte, après le péché du veau d’or (avant la construction du Sanctuaire), après que le Sanctuaire soit construit (avant qu’ils entrent en Canaan). Mais quel est le but de ces dénombrements ? Il ne s’agit pas à l’évidence de procéder à un simple recensement, car Élohim, omniscient, connaissait parfaitement leur nombre. Nous devons donc conclure qu’une intention différente et plus profonde se cache derrière ces ordres divins.

Il s’agit d’une invitation personnelle à utiliser ses talents spécifiques, sans les enfouir ou les cacher. Il s’agit d’accomplir chacun sa mission et d’assumer les œuvres préparées d’avance et positionnées sur nos routes. En relatant ce fait dans la Torah, Élohim s’assurait que ce message serait accessible à tous et en tout temps. Quand nous relisons ces épisodes dans la Torah, nous considérons à quel point nous sommes précieux pour notre Père qui nous connait comme des fils par notre nom. Un commentateur a dit de ce verset de Bamidbar : Parce qu’ils (les enfants d’Israël) lui sont chers, il les compte tout le temps : quand ils sortirent d’Égypte, il les compta ; quand ils péchèrent à cause du Veau d’or, il les compta ; quand il fut sur le point de faire descendre sa présence parmi eux (dans le Tabernacle) il les compta. Car le premier Aviv, le Tabernacle fut érigé et le premier du second mois, il les compta.

Si l’on inclut les recensements qui eurent lieu plus tard dans l’histoire du peuple des enfants d’Israël, il n’y a eu que neuf recensements. Le dixième se fera à l’ère messianique - selon un enseignement judaïque sur cette parachah Bamidbar -. Un enseignement que nous notons avec intérêt dans la mesure où nous attendons également un ultime recensement du peuple d’Élohim tel que celui exposé dans le livre de la Révélation de Yéshoua (Apocalypse) où 12 x 1000 personnes des 12 tribus sont marquées du sceau qui sauve. Ce chiffre parfait et symbolique ne peut être réduit à sa valeur numérique, soit 144.000 ! Ce recensement ultime semble par ailleurs « épouser » les dimensions de la Ville Sainte, la Jérusalem céleste (voir plus loin) dont les limites paraissent infinies et exponentielles. La génération concernée par ce dernier « comptage » reliera avec intérêt cette parachah Bamidbar, où furent recensés les noms de leurs prédécesseurs dans le désert.

(remarque: il existe 9 cantiques dans l’histoire biblique, le 10ème cantique interviendra avec l’avènement du Mashiah  voir cantique de Moshéh et de l’Agneau également en Apocalypse 15 :3)

A noter toutefois que dans ce dernier (et dixième ?) recensement de l’Apocalypse des enfants d’Israël, ceux de Lévi réintègrent « les rangs » comme une tribu parmi les autres, alors que Dan semble disparaître ! Est-ce à dire que tous ceux d’Israël redeviennent prêtres au même titre que ceux de Lévi, comme si la faute du veau d’or était définitivement lavée ? Ou ceux de Lévi cèdent-ils naturellement la place à un Kohen Gadol (Grand sacrificateur) de nature supérieure ?

Notons également qu’Éphraïm est présent dans ce décompte apocalyptique sous le nom de son père, Joseph, alors que Manassé est décompté en tant que tel. Un traitement spécial semble donc être réservé à ce premier-né de Joseph désigné par Yaaqov, Ephraïm à la place de Ménashéh et par ailleurs spirituellement, premier-né de YHVH. Ce premier-né Éphraïm semble s’effacer devant son père, comme son père s’était effacé pour qu’existât ce premier né. Un retour d’ascenseur, dirait-on de nos jours ? Une relation « père-fils », qui n’est pas s’en rappeler la relation « Père-Fils » !

273 un nombre étonnant d’un « manque » apparent de lévites

 

Dans le désert du Sinaï, Élohim demande donc que soit réalisé un recensement des 12 tribus d’Israël, sauf les lévites. Moshéh compte 603 550 hommes âgés de 20 à 60 ans (selon la tradition). La tribu de Lévi comptée séparément est composée de 22 0002 individus mâles âgés d’au moins un mois (pas de notion militaire, donc s’agissant des familles de prêtres). Les lévites devront assurer le service dans le Sanctuaire, en remplacement des premiers-nés d’Israël dénombrés à 22 2733, disqualifiés pour le service par la faute de leurs parents autour du veau d’or. Cependant 273 premiers-nés sont en surnombre par rapport aux 22 000 lévites5. Ils doivent alors payer une somme de cinq shekels pour leur rachat. Il n’est pas précisé si ces 273 étaient nominativement désignés. Cela est peu probable car cette méthode serait injuste. « Les 273 derniers arrivés au recensement paieraient-ils pour ceux arrivés en premier ? ».

Il faut noter que dans le judaïsme actuel, cette mitsvah de rachat du mâle premier-né perdure sous le rituel du « Pidyon haBen » (rachat du fils). Ce rituel est directement lié à la 10ème plaie d’Égypte et à la mort des premiers-nés égyptiens. Pour éviter que ceux d’Israël soient de même livrés à l’ange de la mort, Élohim exige un rachat des premiers-nés de toutes les familles. Mais après la faute du veau d’or, des lévites seront consacrés en échange et à la place des premiers-nés. En se consacrant uniquement au sacerdoce, ils rachètent les premiers-nés / les prémices d’Israël.

Après ce recensement, tous s’aperçoivent qu’il n’y a pas assez de lévites pour racheter la réalité du TOUT ISRAËL ! Il va donc falloir payer un droit de rachat et imaginer une procédure pour désigner et localiser cet excédent de premiers-nés à racheter : au risque d’en faire des brebis perdues de la maison !

Que déduire prophétiquement et pour notre vision messianique de cette « différence arithmétique » de 273 êtres à racheter pour un « manque » de lévites ?

Nous savons QUI a payé ce prix spécial de rachat pour nous-mêmes et nous comprenons qu’Il s’est présenté Lui-même comme prémices !

« Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés, mais par le sang précieux du Messie, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ». (1 Pierre 1:18-19).

 

Ce nombre de rachetés est-il limité à 273 ? Observons ce nombre de 273. - Considéré en trois chiffres séparés de 2+7+3 (beth-zayin-gimmel), sa valeur gématria devient 12 ! Un chiffre symbolique qui renvoie à lui seul à la totalité des 12 tribus.

 

Quand l’excédent à racheter (273) renvoie symboliquement à la partie déjà rachetée (22 000 parmi les 12), ce n’est plus un excédent, c’est une partie prophétiquement légitime qui est potentiellement reconnue comme des futurs sacrificateurs, à l’image de Nombres 3 :39 3 Nombres 3 :43 4 Nombres 3 :46 5 La balance arithmétique (équation) se présente ainsi : 22 000 lévites + 273 rachetés = 22 273 premiers-nés

 

 

de ceux qui prophétisaient dans le camp et qui n’étaient pas avec Moshéh près de la tente. C’est un germe de croissance exponentielle souhaitée du Corps du Messie afin que tous deviennent à terme Israël et lutteurs avec Élohim : un peuple de sacrificateurs dans sa totalité.

 

- Considéré en nombre entier de 273 (resh-ayin-gimmel), c’est le nombre de jours des 9 mois de grossesse assumée par la femme pour donner la vie. L’image de la « femme et de l’enfant mâle » de l’Apocalypse porte donc implicitement ce chiffre de 273 ! Cette même femme amenée au désert se transforme plus loin dans le texte en « épouse » invitée aux « noces de l’Agneau ». Or, elle a porté un enfant mâle 273 jours : cette épouse est l’image de tous les prémices qui ont été rachetés.

 

- La Torah est pleine de codes arithmétiques. Récemment des chercheurs y ont même trouvé les fréquences radios des ondes couleurs.

 

Dans ce registre, « 273 » est un chiffre bien connu des physiciens et astrophysiciens. C’est la température du « zéro absolu Kelvin » calculé à « -273° Celsius». La température des étoiles peut monter à l’infini, mais elle ne peut pas descendre en dessous de -273°. C’est aussi la température du vide stellaire. A cette température tout est figé il n’y a plus de développement, donc de vie.

Symboliquement, ce manque de « 273 sacrificateurs » appelle donc un complément par rachat qui dépassera le chiffre minimal de 273, pour permettre la perfection et la plénitude sacerdotale, ce nombre complémentaire a pour vocation de se greffer et d’être racheté au titre des prémices pour devenir un peuple de sacrificateurs, englobant ce que nous appelons le Tout Israël !

 

Yéshoua ha Mashiah est ces prémices, le premier des premiers-nés rachetés. En effet Il n’était pas de Lévy, Il fut de Yéhoudah, c’est Lui qui nous rachète et nous greffe sur le TOUT Israël en nous invitant à participer au Sacerdoce !

 

« Je mettrai un signe parmi elles (les nations), et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et à Javan, aux îles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire ; et ils publieront ma gloire parmi les nations. Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à YHVH, sur des chevaux, des chars et des litières, sur des mulets et des dromadaires, à ma montagne sainte, à Jérusalem, dit YHVH, comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, dans un vase pur, à la maison de YHVH. Et je prendrai aussi parmi eux des sacrificateurs, des Lévites, dit YHVH. » (Es. 66:19-21 NEG)

 

Et tels les lévites qui sont Israël et qui n’ont pas de propriété propre dans le territoire d’Israël, nous pouvons alors dire : « Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes car vous avez été rachetés à un grand prix » (1 Co. 6:19-20)

L’image messianique des « 12 ou 273 premiers-nés excédentaires » rachetés à grand prix nous fait-elle penser à une réalité biblique et prophétique bien connue ? Oui ! Dans la vision de la Jérusalem céleste du livre de la révélation de Yéshoua, les 12 portes portant le nom des 12 tribus sont associées à 12 pierres de fondation des murailles portant le socle de l’Agneau en son centre. Ces murailles font 144 coudées, soit 12 x 12 (écho et allusion au nombre des « marqués »). S’agit-il d’une loi à croissance exponentielle symbolique où la taille des murailles semble devoir s’élever sans limites ? En effet, le carré de la ville est mesuré à 12 x 12 x 1000 stades soit environ un carré de 2000 Kms de côté, et son « cube » à 12 x 12 x 12 ! Il n’y a pas de limites à la capacité d’accueil de la cité du Roi des rois. Notons également que Nombres 11 :27 cette ville est accessible aux quatre points cardinaux par 12 portes : un écho évident à l’organisation du campement dans le désert autour du Mishkan et prescrit dans cette parachah Bamidbar.

Conclusion : le livre de l’Apocalypse est-il un livre à relier à la Torah ? Assurément, il fait écho à la parachah Bamidbar car comme dans le livre des Nombres, il est question de désert, de décompte, de rachat et de mariage-fiançailles (voir haftarah plus loin).

La Torah considère que le jugement est la contrepartie à accepter pour tout recensement (voir le recensement du roi David en 2 Samuel 24). La question posée devient en effet : « fais-tu partie de cette communauté que l’on appelle Israël ? ». Le recensement implique donc une interpellation individuelle de chacun. « Es-tu digne d’être nommé membre du collectif Israël ? » Le dénombrement est donc bien en lui-même un jugement.

 

Le 1er dénombrement effectué par Moshéh, après l’évaluation approximative de la sortie d’Égypte, est celui de l’expiation et du recensement des rescapés suite à la faute du veau d’or : nous avions alors le nombre de 603 550. A l’occasion de ce second recensement qualitatif et nominatif de cette parachah Bamidbar, nous obtenons exactement le même chiffre de 603 550.

 

Qu’en conclure ? Que personne n’est décédé en un an ? Que personne n’a changé d’âge et atteint le seuil fatidique des 20 ans ? Vingt-six chapitres et trente-neuf ans plus tard, nous sommes toujours dans le livre des Nombres et un nouveau recensement est décrété. A nouveau, nous est fourni un chiffre, celui de 601 730. Nous remarquons que la tribu de Shimon a été dramatiquement décimée (ils étaient 59 300, ils ne sont plus que 22 200) alors que les rangs de Ménashéh ont gonflé (20 500 hommes en plus). Or, ces décomptes précis du livre Bamidbar trouvent un écho différent dans la partie des prophètes (haftarah) qui est rattachée à cette parachah.

 

Haftarah de Hoshéa/Osée sur Bamidbar – cohérence entre les livres de Moshéh et Apocalypse

 

Le prophète Hoshéa évoque le nombre des enfants d'Israël, non par un recensement statistique, comme dans la parachah, mais en comparaison au sable de la mer (Osée 2:1). Dans les deux textes, le peuple d'Israël se retrouve au désert. « Et le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas ». Que signifie un nombre qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas ? (une autre logique exponentielle et sans limite)

Le prophète parle de l'avenir glorieux d'Israël quand celui-ci sera appelé « les fils d’Élohim vivants ». Quant au présent, le prophète juge avec sévérité la conduite d'Israël. Il compare le peuple à une épouse insensée, ingrate et infidèle. Toutefois, le prophète promet qu'Israël fera Téchouvah (retour-repentance), « ne trouvera plus les sentiers de ses amants… » et qu’il y aura avec son Seigneur une nouvelle union à laquelle le prophète donne le beau nom d’heureuses « fiançailles ». Hoshéa prononce les paroles suivantes d’Élohim qui constituent les derniers versets de la haftarah liée à Bamidbar : « Je serai ton fiancé pour toujours ; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras YHVH . »

Le croyant en Yéshoua aura immédiatement reconnu les « noces de l’Agneau » dans cette prophétie d’Osée qui lie « fiançailles et désert ». «Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Élohim, car voici les noces de l’Agneau, et son épouse s’est préparée … » (Ap. 19 :7) et « les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât dans le désert, en son lieu, où elle est nourrie un temps, et des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent… » (Ap. 12 :14).

 

La Torah (Enseignements ou instructions d'Elohim) a été donnée Bamidbar, dans le désert

 

Le désert est un endroit abandonné à lui-même. Personne ne s’approprie un désert comme un jardin ou une propriété. C’est une terre qui appartient à tout le monde et à personne. Il en est de même pour la Torah qui n’est pas l’héritage d’un homme en particulier (pas même Moshéh) mais appartient à chaque être qui veut s’en saisir et dans une même mesure, sans considération de situations sociales. La Torah est ainsi un héritage pour le tout Israël : les 12 tribus et les associés (part excédentaire rachetée dans une logique exponentielle, voir plus haut).

 

Le désert est stérile. Il est en général dépourvu de vie végétale, il n’y a rien mis à part de la poussière, de la terre, du sable…et des animaux dangereux tels le scorpion et le serpent. Il en est de même pour quelqu’un qui veut assimiler la Torah. Il lui faudra être humble et se défendre contre l’orgueil, et se considérer telle la poussière, la terre, le sable...

 

Dans un désert, il manque les nécessités indispensables à la survie de l’individu, comme l’eau, la nourriture, les vêtements. Durant les 40 années passées dans le désert, les enfants d’Israël ne manquèrent de rien. Il en est de même pour nous aussi qui devons en priorité progresser avec la Torah-Parole malgré les exigences de la vie. Élohim pourvoira aux nécessités matérielles si telle est sa volonté et si nos cœurs sont bien disposés.

 

La révélation de la Torah ne pouvait se faire dans un lieu agité et parasité par l’activité humaine (commerciale, politique, militaire…). La loi d’Elohim, destinée à soigner la création, ne pouvait apparaître que dans un contexte totalement détaché de toute problématique humaine, ainsi que l’exprime le prophète : « C’est pourquoi, voici, Moi, Je l’attirerai, et Je la mènerai au désert, et Je lui parlerai au cœur » (Osée 2:14).

 

Ce qui est important à noter, c'est que le désert, le Midbar, est constitutif de la parole d’Élohim. En hébreu, le mot Midbar (désert) a la même racine que le mot daber ou davar (Parler/Parole). Comme si la parole divine ne pouvait s'acquérir qu'au prix d'un long silence, à l’écoute d’un désert qui murmure. C’est ce que fit Yéshoua, en préambule de son ministère terrestre.

 

Shabbat Shalom vé-shavoua tov

 

 

PAR BLOG KEHILA VU PAR OMADI Samuel le messager.

 


 

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